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Dernière mise à jour : 08.02.2016
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Stephen KING - DÔME : 8-/10

Publié le 13/03/2011 à 19:32 par edenlalu Tags : dome 2 dome 1 dome stephen king
Stephen KING - DÔME : 8-/10

 

Stephen KING - DÔME : 8-/10

 

 

« Dôme » vient d’être publié en France, presque deux ans après la VO et les fans de Stephen King pourront se réjouir : c’est un très bon roman d’horreur, un roman dans lequel on retrouve une structure parfaitement logique, fondée sur une bonne idée, posée sur une base solide, qui supportera une œuvre qui se construit adroitement jusqu’à la touche finale.

 

Ces dernières années j’étais un peu déçue, pensant que S. King avait perdu la main (cf. mon court commentaire sur Duma Key :  http://edenlalu.centerblog.net/25-stephen-king-duma-key-6-510), et bien, là il prouve qu’il est encore là. Si je ne le classerais pas dans les dix meilleurs, je pense qu’il n’en est pas loin.

 

 

Une petite « plainte » pour commencer :

 

N’hésitez pas à sauter ce paragraphe liminaire sur la forme d’édition pour passer directement à ma critique.

 

L’éditeur (Albin Michel) a choisi de diviser le roman en deux volumes. Pourquoi ? Cela a clairement desservi le roman !

Je ne vois pas d’autre raison qu’une raison mercantile, mais peut-être y a-t-il d’autres motivations ? Un livre trop gros ? J’en serais fort étonnée. A l’origine, il s’agit d’un livre unique d’environ 900 pages qui devient donc un double-volume d’environ 1.200 pages (630 + 564). Oui, on peut facilement gagner des pages grâce à une astucieuse mise en page …

 

Comme d’autres avant moi, j’imagine le raisonnement : deux fois 22 euros, c’est mieux qu’une seule fois. Cela me fait penser au dernier volume des « Harry Potter » dont sont tirés deux films au lieu d’un seul …

 

Je vous signale cela pour souligner une chose : si vous achetez le premier volume, mieux vaut prendre immédiatement le second, parce qu’il n’y a pas de doute, c’est un roman unique et indivisible qui n’était absolument pas prévu en deux parties ! (je suis étonnée que l'auteur ait donné son accord).

Le premier volume est la partie « mise en place » de l’ensemble et en le lisant séparément, on peut être très déçu (vous verrez mon commentaire) voire même décider de ne pas lire le second tome ; pourtant, ce second volume répond à toutes les questions.

 

J’espère que, quand « Dôme » sortira en livre de poche, il retrouvera son identité globale.

 

 

 

 

Mais venons-en à mon commentaire :

 

Je vais donc diviser mon commentaire en deux parties, mais non pas pour des raisons commerciales – je voudrais bien – mais tout simplement parce que cela permet de voir l’évolution du  livre.

Vous noterez aussi la différence de qualité entre les deux volumes que j’ai trouvée palpable (je pense que dans un seul volume je ne l’aurais même pas relevée !).

 

 

L’idée de départ de ce roman est la suivante :

 

Une petite ville se trouve, un beau matin d’octobre, séparée du monde extérieur. Un immense dôme, transparent et indestructible, apparaît en quelques secondes.

Dès lors, les habitants de cette ville devront s’adapter : les ressources sont limitées, les pouvoirs publics tentent d’asseoir leur autorité et chacun devra affronter le confinement à sa manière. Un monde clos, des caractères forts qui s’affrontent - venant de Stephen King, cela promet un beau livre !

 

 

Tome 1 : 7-/10

 

Au début du livre, je dois dire que j’étais très déçue.

Les premiers chapitres semblent maladroits, et bien que l’on plonge immédiatement dans l’action, l’enchaînement et les descriptions ne sont pas dignes du grand King.

 

N’importe qui aurait pu écrire la même chose, en partant de la même idée (du moins au commencement) : un enchaînement de scènes d’accidents et de morts survenant au moment de la montée du dôme. Heureusement, tout s’arrange rapidement. Mais j’y reviendrai un peu plus tard, voyons d’abord l’intrigue :

 

L’histoire :

 

Un beau samedi matin d’octobre, la petite ville de Chester’s Mill dans le Maine est séparée du monde par un dôme, une barrière absolument infranchissable.

Passées les premières heures de surprise et d’accidents sur le mur transparent, les habitants doivent donc accepter l’inacceptable : ceux qui étaient dehors resteront dehors, ceux qui étaient dedans resteront dedans.

 

Avant le jour du dôme, la petite ville de Chester’s Mill était dirigée par Jim Rennie, dit « Big Jim », propriétaire d’un garage de vente de voitures d’occasion et deuxième conseiller de la ville.

Le premier conseiller (équivalent d’un maire), Andy Sanders, est un faible sympathique qui suit aveuglément les idées de Big Jim, qui est la véritable tête du conseil municipal.

Le troisième conseiller est une femme, Andrea Grinnell,mais suite à un problème au dos elle est devenue dépendante d’antidouleurs et n’est pas vraiment elle-même.

 

Jim Rennie voit donc l’occasion et compte la saisir : il deviendra le maître absolu de ce petit royaume, peu importe les moyens.

 

Heureusement, il peut compter sur la police : le jour du dôme, le chef de la police (Howie Perkins, dit Duke) meurt lorsque son pacemaker explose dans sa poitrine et c’est donc Peter Randolph qui le remplace – un autre faible qui suit les ordres de Big Jim sans réfléchir par lui-même.

Au lieu de s’affirmer en tant que nouveau chef de la police, il se réjouit surtout de disposer de la voiture du chef et se place tout naturellement en dessous de Jim Rennie dans la hiérarchie.

 

Les policiers n’étaient déjà pas nombreux dans cette petite ville, là cela devient délicat, il faut donc trouver des renforts. Tout naturellement Jim Rennie propose son fils, Junior. Un garçon violent, qui, de plus, souffre d’une tumeur au cerveau (ce que personne ne sait sauf le lecteur, dès les premières pages). Ce garçon est non seulement violent et incontrôlable, mais également un tueur fou, puisqu’il va assassiner plusieurs personnes le jour du dôme, et seul cet évènement fait qu’en fait il échappera à toute poursuite. Au lieu de se retrouver en prison, il devient donc lui-même un policier, avec toutes les forces nécessaires.

Junior amène avec lui ses copains, tous aussi violents et dangereux que lui.

Désormais, la ville est « protégée » par de jeunes délinquants, si on veut. De fait, la ville est totalement dominée.

 

Jim Rennie installe sa petite dictature. La loi semble abolie, ce que Big Jim dit sera fait.

 

Globalement, vous avez là l’équipe des « méchants » (du moins les membres les plus éminents).

 

Face à ce pouvoir quasi-militaire on trouve les héroïques « gentils » : avant tout, Dale Barbara, dit Barbie, un ancien militaire décoré, qui travaillait en tant que cuisinier dans un petit bistro, le Sweetbriar Rose.

Il avait déjà eu des soucis avec Junior et ses copains avant même le jour du dôme et était sur le point de quitter la ville, mais à quelques minutes près il s’est heurté à ce mur infranchissable, devant donc demeurer sur place.

Si au début il tente de passer inaperçu, rapidement il se voit contraint d’affronter Big Jim, d’autant plus que le monde extérieur, et même le président lui-même, le nomment colonel avec pour mission de prendre le contrôle. Impossible, bien sûr, il ne pourra pas tout seul affronter le conseil municipal et la police alors que les autres habitants de la ville ne se mêlent en fait de rien.

 

Il trouve tout de même des alliés : d’abord Julia Shumway, la rédactrice du seul journal de la ville, The Democrat. Une journaliste intègre qui souhaite se battre pour le maintien d’une vie normale et le droit et s’insurge contre la situation, se mettant par là en danger.

 

Puis Rusty Everett,assistant médical qui se voit propulsé seul médecin dans l’hôpital local. Au début, il ne se fait aucune opinion, mais il voit les injustices et la brutalité policière monter et prend donc partie pour Dale Barbare. C’est un peu ennuyeux, car sa femme Linda fait partie de la police.

 

Ce groupe de gentils est assisté par trois jeunes, Joe le surdoué, Benny et Norrie, des adolescents qui aiment l’aventure et veulent aider.

 

Bien évidemment, de multiples autres personnages apparaissent, mais ce sont là les plus importants.

 

 

Première impression (qui doit reste limitée au premier livre !!) : les personnages sont caricaturaux. Ils sont tous soit blancs, héroïques à se dresser contre le pouvoir, soit très noirs, à la limite de la folie.

Puis vous avez les très faibles, qui suivent généralement les méchants au pas.

 

Où sont donc ceux qui réfléchissent, qui tentent de comprendre ? Les habitants semblent tous absents (un réveil est à prévoir dans le second tome).

 

 

Une autre mauvaise entrée en matière est l’écriture même. J’ai trouvé que, du moins dans la première partie, le style n’était pas à la hauteur de l’auteur. On a l’impression que Stephen King tente de faire jeune, mais que cela rate complètement. Qu’il a tenté de changer d’écriture.

 

Je vais prendre un exemple qui ne trahit en rien l’intrigue : roulant dans la voiture, ils écoutent la seule station radio que l’on puisse encore recevoir et la description de ce que véhiculent les ondes est la suivante : « Et ce soir, la station diffusait il ne savait quelle sainte connerie jouée à l’accordéon qui lui donnait mal à la tête. On aurait dit des polkas massacrées par un orchestre se mourant de la peste bubonique ».

Venant de S. King, ce genre de description très très surprenant.

 

Vous avez là les a priori avec lesquels j’ai poursuivi ma lecture.

 

Heureusement, fort heureusement, Stephen King redevient Stephen King par la suite !

 

Concernant les différents caractères, il faudra attendre le tome 2 pour voir une évolution radicale, mais dès le milieu du premier volume, le suspense et l’écriture refont leur apparition et la lecture est donc plus aisée à partir de ce moment là.

 

Quelle peut être la raison de ce début balbutiant ? L’idée du roman, dit-on (et je le crois sans peine) remonte aux années phares de l’auteur, les années ‘70/’80, donc, peut-être avait il déjà préparé le premier jet et a eu du mal à reprendre à zéro ?

 

J’ai lu pas mal de commentaires parlant d’une entrée en action immédiate et passionnante et je suis donc en désaccord sur ce point. Moi, j’ai trouvé le début … trébuchant.

 

Par la suite, oui, on commence à entrer vraiment bien dans l’action, on voit le danger qui monte, lentement, des évènements inquiétants se multiplient, comme tous ces enfants qui ont de légers épisodes d’épilepsie et, en divaguant, prévoient des choses terribles.

 

Et le dôme lui-même commence à présenter un danger potentiel – le climat intérieur est trop estival pour un mois d’octobre. Car si l’air passe dans une certaine mesure à travers cette étrange barrière, tout ne passe pas, et sur la surface de cette immense coupole se déposent aussi toutes les saletés, pollen, fumée …

 

Quel est l’avenir ? Les habitants vont-ils suffoquer à l’intérieur d’un dôme totalement assombri par la pollution si cela continue ?

 

Donc, deux dangers : la dictature de Big Jim d’un coté et le danger plus matériel représenté par le dôme de l’autre.

 

L’idéal, c’est qu’on puisse trouver l’origine du dôme. Il doit bien venir de quelque part ?

 

Entre les manipulations politiques de Jim Rennie pour affermir son pouvoir, que ce soit par la force, par le chantage ou par des dessous-de-table, et le danger physique du confinement, les habitants de Chester’s Mill ont de réels soucis à se faire.

 

A la fin du premier tome, on a l’impression qu’il n’y a aucune issue. Le suspense qui a mis un certain temps à se déclencher est palpable, on n’a qu’une envie, se jeter sur la suite.

 

Venons-en au tome 2 (j’espère que vous admirez ma transition) :

 

 

Tome 2 : 8,5/10

 

C’est avec ce deuxième livre que le roman « Dôme » prend son envol.

 

Dès le début, on répond à mes objections : les premières hésitations dans les rangs des méchants apparaissent, les uns et les autres se posent des questions, sont-ils du bon coté ? Y a-t-il seulement des « cotés » ?

Et ceux qui se terraient chez eux s’aperçoivent que la passiveté n’est pas bien utile car, de toutes les façons, tous sont concernés !


Je ne vous parlerai pas de l’intrigue du deuxième tome, car cela vous gâcherait très très largement le plaisir ; donc, motus sur l’histoire de cette partie. Ce qui rend un peu plus malaisé mon commentaire, mais bon.

 

Barbie sera un peu plus en retrait permettant à d’autres personnages de prendre de l’importance, c’est tout ce que je dirai. Et cela est fabuleux. On s’apprêtait à suivre toujours le même héros, et finalement il s’avère que nombreux sont ceux qui commencent à se réveiller, à s’interroger … N’est-ce pas étrange ce que dit le « sauveur » autoproclamé de la ville, Big Jim ? Les policiers, ne sont-ils pas un peu trop violents, trop jeunes ?

 

Avec une grande adresse, l’auteur parvient à nous faire suivre un grand nombre d’habitants et leur évolution tout au long du livre, et à aucun moment on n’a de problème de confusion, on parvient parfaitement à situer chacun, chaque famille. Et on voit à quel point les pièces de puzzle se rejoignent lentement pour amener à la catastrophe « kingienne » qui s’annonce. Tout s’aligne.

 

Les puissants installent leur terreur, la « résistance » se met en place, et en marge gravitent quelques groupes en satellite, tentant de survivre à la situation imposée.

Tous restent liés par les grands évènements qui ébranlent la communauté.

 

Stephen King a réussi un projet ambitieux. Il se sert de l’histoire (le dictateur qui prend lentement le pouvoir, les jeunes engagés, oui, cela rappelle quelque peu les années ’30, l’Irak n’est pas oublié non plus etc.) ainsi que de la vie actuelle et quotidienne pour dresser le portrait d’une ville qui pourrait être la nôtre.

 

A mon sens, Stephen King est parvenu à imaginer un échantillon réaliste pour peupler Chester’s Mill.

 

On retrouve le grand classique : par un concours de circonstances, ce sont les mauvais hommes/femmes qui reçoivent le pouvoir ; et donne du pouvoir à un homme simple, il en abusera nécessairement.

De l’autre coté, les hommes/femmes les plus inattendus se découvrent des forces insoupçonnées. D’autres encore sombreront dans la folie. 

 

Intelligence, bêtise, chance et malchance sont également distribués parmi les habitants. Une petite ville come tant d'autres, donc.

 

Et voilà que S. King les a mis dans une vitrine – le dôme. Regardons donc comment ils se débattent et se battent entre eux si on ne les laisse plus sortir.

 

Un livre absolument extraordinaire !

Et jusqu’au bout !

La tension se construit lentement mais devient de plus en plus palpable et elle ne diminue absolument pas vers la fin.

Et la fin est logique et prenante. On reste un peu mal à l’aise, c’est sûr !!

 

Oui, on reste à réfléchir un petit instant après avoir fermé le livre. Peut-être à frissonner un peu.

 

J’ai trouvé que c’était un excellent Stephen King. Peut-être pas l’un des meilleurs, mais pas loin.

 

Ce qui est clair, c’est que S.K. reste le « Roi » du genre ! Car ce livre, pour moi, se classe sans hésitation dans les livres « horreur/épouvante » : il fait peur. (si cela vous intéresse, vous trouverez ma définition des genres dans la rubrique "les genres littéraires selon Eden")

 

Un roman intelligent et inquiétant que les fans de S. King doivent lire !

Commentaires (12)

odot sylvie le 19/03/2011
Bonsoir Eden

Je rentre de permission de maison de repos et je suis content ede vous lire

Votre livre me fait penser étrangement à la fiction télévisée qui s'intitule "V", j'ai aimé les 2 versions

Mais, puis-je vous demandez un conseil, ce livre, vue ma grande sensibilité ne va-t-il pas me déranger, est-il "gore", oo fait-il seulement frisonner?

Merci pour votre échange littéraire

Amitié

Sylvie


eden le 20/03/2011
Bonjour Sylvie, je suis ravie que vous soyez de retour !!

Non, rien de vraiment gore dans ce livre de Stephen King. Il est vrai qu'il y a pas mal de morts, et au début quelques accidents quand les véhicules heurtent la barrière, mais ce n'est pas du tout le centre du livre. Il s'agit vraiment de luttes de pouvoir et de l'attitude des gens face à un phénomène totalement inexplicable. C'est un livre tout simplement inquiétant.

Je connais bien "V", du moins la première - l'ancienne - version, j'adore cette série ! C'est vrai, certaines attitudes des personnages de la série et du livre peuvent sembler similaires, je vois bien le lien !
Avec la différence que les seuls habitants de la petite ville sous dôme sont des humains, de vrais. Sinon, oui, c'est un peu l'ambiance, étrange que vous y ayez pensé, mais c'est vraiment ça, l'oppression, les profiteurs, les rébelles etc. En plus simple, c'est tout (pas de souris qui se font dévorer en apéritif).

Cela me fait plaisir de vous savoir de retour !
Amitiés,
Eden
http://edenlalu.centerblog.net


Anonyme le 01/08/2011
Bonjour et merci pour cette analyse, même si je ne suis pas forcément d'accord sur tout ! Grand fan de King depuis ses débuts ( cet auteur prolifique est un dévoreur d'étagères !), il me semble que Dôme, sans marquer un renouveau, s'inscrit en tout cas dans la même veine que ses meilleurs pavés. Contrairement à vous, je n'ai pas trouvé le départ du premier tome disons, laborieux, ou caricatural: la mise en place des personnages m'a un peu fait penser au Fléau, tant par la déviance de certains protagonistes que dans la façon dont d'autres se révèlent sous leur pire ou leur meilleur jour suite à ce phénomène qu'est le Dôme. Au passage, je vais faire un petit peu de hors piste en revenant sur Duma Key qui, en ce qui me concerne, est un excellent King, sombre et broyant tout espoir de "fin heureuse" page après page. Pour en revenir à Dôme, et notamment au fait qu'il soit scindé en deux romans, je n'ai pas trouvé ça particulièrement gênant. Même si la raison de ce "découpage" doit effectivement être purement mercantile, cela ne me paraît pas de nature à affaiblir le premier tome par rapport au second. Je n'ai pas décelé de passages vraiment moyens dans le 1, et le 2, avec la mise en tension comme King sait si bien les mener, rend l'ensemble cohérent et structuré de main de maître. Bon, comme je le pense systématiquement dès que j'ai terminé le dernier ouvrage en date de notre pistolero littéraire préféré, je finirai en disant : vivement le suivant !

Bien cordialement.

Fred


edenlalu le 01/08/2011
Bonjour Frèd, oui, le parallèle avec le fléau s'impose, je suis d'accord. Et même votre appréciation de Duma Key, même si de mon coté, j'étais déçue par la fin, ce qui acertainement influencé négativement ma note ; la première moitié en est effectivement excellente et oppressante, mais la chute m'a singulièrement déplue. Je vous remercie de votre commentaire qui est celui d'un vrai fan et connaisseur du roi de l'épouvante ! A bientôt, Eden
http://edenlalu.centerblog.net


lartistocrate le 26/08/2011
Le seul livre de Stephen King que j'ai lu est " Shining ". J'ignore si c'est ce livre en particulier ou son style mais quelque chose m'a fortement dérangée dans sa façon d'écrire. Certaines scènes trop détaillées et donc trop longues ( selon moi, ce n'est là que mon humble avis ) cassait le rythme qu'il avait réussi à mettre en place. Certaines scènes m'ont angoissée pour mon plus grand plaisir, j'ai toujours été amateur de bon thriller. En lisant votre article je me dis que je lui laisserai bien une seconde chance...Lequel me conseilleriez-vous ?
Avez-vous déjà lu un livre de James Herbert ? J'ai vu un commentaire de Stephen King sur la couverture de " Fog ". J'ai vraiment adoré sa façon d'écrire, plus moyen de lâcher le livre ! ( " Le secret de Crickley Hall " aux éditions Milady )
http://lartistocrate.centerblog.net


edenlalu le 28/08/2011
Bonjour L'aristocrate,

Stephen King reste, incontestablement, le roi de l'"horreur", un genre qu'il a presque quitté avec Dôme, qui est plus un "thriller". Même si vous n'avez pas aimé "Shining" il faudra lui laisser une nouvelle chance!

Ses meilleurs livres restent ses premiers romans (avec un énorme "pluriel").
Il y a les plus connus, comme "Misery" (un auteur se fait séquestrer par une infirmière folle), le célebrissime "Carrie", qui n'est pourtant pas vraiment l'un de mes préférés (une adolescente fragile se découvre des pouvoirs de télékinésie), "Christine" - que je ne peux que conseiller et qui ne doit en aucun cas être comparé au film franchement mauvais qui n'a rien à voir avec le roman (un adolescent se met à réparer une épave - mais la voiture semble prendre vie).
Ensuite il a écrit d'excellents romans sous le pseudonyme "richard Bachmann", du type "marche ou crève" (un groupe de jeunes garçons marchent sans cesse pour gagner un prix ou mourir).
Enfin, l'un de ses romans plus récents qui pourrait être intéressant est "Duma Key" (dont les deux premiers tiers sont excellents, mais la fin un peu trop hâtive).
Bref, les bons lives de S. King ne manquent pas.
Je déconseille néanmoins de commencer par Dôme, le genre est trop éloigné si vous avez aimé le roman de J. Herbert (le secret de W. Hall).

James Herbert, oui, il a un style très particulier qui entraîne bien le lecteur. Si mes souvenirs sont bons, "Rats" est aussi très réussi ; après on a vraiment peur des bruits dans les murs et "Fog" est l'un des plus connus mais je l'ai lu il y a trop longtemps pour me souvenir précisément.

C'était en fait la grande époque du genre "horreur", avec King, l'excellent Dean R. Koontz, John Saul, Graham Masterton (spécialisé dans les possessions et les démons) etc. etc. Ce sont des auteurs de ces années phares du genre qui avaient tous un style qui permettait d'avoir peur.

Voilà un sujet, vous l'aurez noté, qui me fait parler, parler et parler encore ! J'espère avoir pu vous aider, au moins un peu ?!
A bientôt,
Eden
http://edenlalu.centerblog.net


sebastienvidal le 01/09/2011
Bonjour collègue du centerblog ! ton article sur "Dôme" est très intéressant. Je l'ai lu (comme tous les fans de King) et je suis assez d'accord. Ta supputation concernant la raison du début balbutiant tient la route. Ce qui est certain, c'est que King n'a pas son pareil pour décrire avec justesse et brio les comportements humains. De ce point de vue, Chester's mill observée au microscope et les personnages fouillés sont disséqués sur la longueur (certains caractères se développent sur les deux tome2). Je trouve que le personnage du shérif Perkins a été sous utilisé, il avait son mot a dire et son poste était un contre pouvoir à Big Jim dont King aurait pu se servir. Dommage, c'est mon seul regret.
La nouvelle c'est que nous avons retrouvé le grand King, ce roman puissant vous allèche avec le tome 1 et vous emprisonne avec le tome 2. Du bel ouvrage, et bravo à toi pour cette critique solide.
Sébastien http://sebastienvidal.centerblog.net
http://sebastienvidal.centerblog.net


Anonyme le 22/11/2011
Je viens de commencer dôme. Pour une fois Stephen King n'a pas fait preuve d'une grande imagination. On pourrait presque parler de plagiat quand au point de départ du livre. Si quelqu'un a lu "l'apparition des surhommes" de B.R. Bruss paru en 1953 il trouvera étrange la similitude entre le "cône" qui englobe une canton suisse et le "dôme" de Chester’s Mill. La suite est différente sans doute mais j'hésite à poursuivre...


edenlalu le 23/11/2011
Bonjour Anonyme,
merci de votre observation au sujet de cette similitude, c'est très intriguant ! Je n'ai jamais entendu parler du roman de Bruss ; toutefois, compte tenu du titre je pense, comme vous, que cela évoluera différemment ! Et je vous rassure, le début de Dôme m'a également un peu freiné (j'ai trouvé cela trop simpliste, comme je l'ai déjà dit, un peu "réchauffé", sans parler du roman de Bruss). Par la suite, et surtout dans le deuxième tome, c'est vraiment mieux ! Donc, si vous aimez généralement les romans de King, continuez - et tenez nous au courant.
A bientôt, Eden
http://edenlalu.centerblog.net


Anonyme le 29/01/2013
Bonjour,

Dôme est-il sorti en poche ou pas encore ?...
Sauf erreur, je ne le pense pas, et pourtant, voici déjà plusieurs mois qu'il est paru !

Merci.


edenlalu le 30/01/2013
Bonjour! Vous n'aurez plus à patienter longtemps puisque DOME sortira en livre de poche dans un mois, le 6 mars 2013 pour être précis! (édition 'livre de poche'). A bientôt, Eden
http://edenlalu.centerblog.net


Anonyme le 30/01/2013
Merci beaucoup !Je suis très impatiente de le lire.


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