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Divers,humour,guides&autres inclassables

Babycook Book : Indispensable pour les "nuls" de la cuisine

Publié le 02/11/2013 à 13:44 par edenlalu Tags : babycook book
Babycook Book : Indispensable pour les "nuls" de la cuisine

 

Le BABYCOOK BOOK – Indispensable pour les mamans (ou papas) qui sont nul(le)s en cuisine mais souhaitent offrir une bonne cuisine « faite maison » à leur bébé

 

Aujourd’hui je vais vous proposer quelque chose de très différent, mon commentaire sur un livre de cuisine. Vous n’en verrez pas beaucoup, alors profitez-en !

 

Je suis une mauvaise cuisinière et je ne fais même pas semblant. Je l’admets, je vais au plus simple, et sans micro-ondes je suis un peu perdue.

 

Mais quand on a un bébé, on tient à VRAIMENT faire les choses soi-même, à utiliser des ingrédients frais pour lui faire découvrir les gouts (avec le mince espoir qu’il en aura plus que soi-même), surveiller son alimentation, lui proposer des ingrédients sains.

 

Qu’arrive-t-il alors ??

Vous faites l’acquisition du fameux « Babycook » (ou similaire), cet appareil dans lequel vous jetez vos légumes (lavées et épluchées tout de même), puis vous tourner un premier bouton pour cuire, puis vous mixez, toujours avec le même appareil.

Pratique. Parfait pour faire vous-même la cuisine à votre petit bout.

 

Peut-être avez-vous-même réalisé une première purée de carottes dès le premier jour. Seulement, vous voilà devant un vrai problème : que faire maintenant ? Les carottes, c’est bon. Et encore ???

 

Ce qu’il vous faut, c’est des idées.

Ce qu’il vous faut, c’est le « babycook book » !

 

Même si vous êtes comme moi et que vous ne savez pas cuisiner, ni même lire des livres de cuisine, remplis de mots savant (couper en julienne – et pourquoi pas en paulienne ? – réserver – pour quoi faire ? – Faites blanchir – à quelle fin ??), bref, si vous êtes NULS en cuisine, mais capable d’utiliser le Babycook, le Babycook-Book EST POUR VOUS !!!

 

Il est plein d’idées de recettes, très faciles, on vous dit tout. Comment éplucher, comment mettre dans le bac, quel niveau, que prendre, combien. C’est d’une simplicité enfantine.

 

J’ai adoré. Je me sens cuisinière. Je congèle même mes petits plats et j’expérimente désormais toute seule !

 

J’ai pris confiance et je me dis qu’au fur et à mesure que je réalise les recettes, que j’invente les miens, je vais peut-être apprendre à cuisiner, du moins un peu … (qui sait ?).

 

Les diverses recettes indiquent les variantes qu’on peut réaliser selon l’âge de l’enfant, c’est donc vraiment ludique. Et, oh miracle, mes résultats ressemblent souvent assez à l’image !

 

 

Petit plus :

Il y a un tableau qui rappelle l’âge d’introduction des aliments lors de la diversification qui facilite énormément cette dernière.

 

Petit moins :

J’aurais apprécié un index par ingrédients (du genre « tiens, il me reste de la courge, que puis-je faire avec »).

 

 

Dans l’ensemble, un livre indispensable pour celles qui débutent leur carrière de cuisinières avec leur bébé.

 

Petit avertissement à ceux qui savent cuisiner : ceux-là n'ont nul besoin de ce livre!

Je pense que le babycook book est superflu si vous avez l'habitude de faire la cuisine et savez associer les saveurs (notez comme je m'exprime bien "associer les saveurs"! Joli, non? Bientôt je vais vous souhaiter une "bonne dégustations"! Mais pas encore. J'en reste au vulgaire "Bon appetit", et j'utilise le mot vulgaire sciemment).

 

Cathie FIDLER - Le ménage ? Parlons-en !

Publié le 15/10/2013 à 10:47 par edenlalu Tags : cathie fidler le ménage parlons en le ménage
Cathie FIDLER - Le ménage ? Parlons-en !

 

Cathie FIDLER – Le ménage ? Parlons-en ! : encore une petite pépite

 

Oui, parlons-en, du ménage !

Pas comme vous le pensez, on ne va pas discuter répartition des tâches (ou si peu), ni polémiquer sur le stress provoqué par la charge de la poussière.

Non, ce petit livret est simplement là pour nous conter, avec la bonne humeur qui caractérise l’auteur(e), l’Histoire du ménage (non, ce n’est pas une faute de frappe, j’ai volontairement écrit « Histoire » avec un « H » majuscule).

 

Ce livret est divisé en seize chapitres, chacun prenant un aspect du ménage, comme le repassage ou le balayage, puis, à travers quelques petites anecdotes, tout en nous faisant sourire, on nous livre un petit aperçu de l’Histoire du ménage.

 

Prenons un exemple. Lorsque l’on parle de poubelles, nous pensons immédiatement à ces sacs immondes, dont la petite ficelle disparaît systématiquement, qu’on ne parvient pas à attraper correctement, qui se déchirent au pire des moments et qui focalisent de nombreuses reproches (tu n’as pas descendu la poubelle / c’est ton tour / jette ça dans la poubelle / ça ne se jette pas dans la poubelle / elle déborde ta poubelle / elle pue … ).

Pas ce petit livre.

 

Concernant donc la poubelle, pour donner un exemple, on nous met dans l’ambiance :

           « ….

           A la base, comme ils disent, il t a eu un certain Eugène Poubelle.

           Au final, il y a le recyclage  … »

 

Voilà qui donne envie de savoir comme on passe au célèbre inventeur du récipient à déchets à la poubelle jaune !

 

En quelques pages sympathiques, nous en apprenons ainsi plus sur les divers aspects du ménage.

 

Une chose est certaine : après avoir lu « Le ménage ? Parlons-en ! » nous ne regarderons plus jamais un balai de la même façon !!

 

 Le petit plus de ce recueil ?

 

Vous pouvez désormais briller dans les soirées amicales ou réunions familiales en lançant quelque détail savoureux ou amusant sur le rangement et autres placards, ce qui permettra de faire sourire les autres convives ou encore en finir avec les silences gênants après épuisement de tous les sujets de conversation. Et il sera facile de glisser son petit mot savant – il suffit de lancer un regard vers la commode pour sortir ses nouvelles connaissances sur l’encaustique et faire sourire les convives. Ainsi on vous réinvitera !

 

Une petite pépite à lire, pour notre culture ménagère autant que pour sa pointe d’humour.

 

Véronique MORALDI - La fille de sa mère : intéressant

Véronique MORALDI - La fille de sa mère : intéressant

 

Véronique MORALDI – La fille de sa mère : intéressant

 

(sous-titre : de la difficulté des rapports mère-fille)

 

 

 

C’est un livre-guide curieux, car il s’est avéré très intéressant alors même que je n’adhère pas à une grande partie des opinions exprimées. C’est étonnant, puisque alors même que je le lisais en maugréant, je le ferme avec la sensation d’avoir acheté le « mauvais » livre de l’auteur - j’aurais dû acheter « la fille de son père » ou même « le fils de sa mère ». Ce que je ferai certainement, car malgré mes réticences j’ai dévoré ce petit ouvrage avec curiosité et plaisir, et le fait que je ne sois pas nécessairement d’accord avec tout ce qui est exprimé n’enlève rien à cela. D’autant plus que certaines théories semblent très crédibles et convaincantes !

Etrange et contradictoire – tout comme les rapports mère-fille ….

 

A la lecture du titre vous aurez compris le sujet : il s’agit d’analyser les rapports difficiles et complexes entre une mère et sa fille.

C’est donc un « guide » intéressant pour toute fille (qui a nécessairement eu une mère, présente ou non) et pour toute mère d’une fille (c’est même, à mon avis, ici que cela peut être encore plus instructif car on peut éviter des erreurs …).

 

Je vais commencer par expliquer mon ressenti négatif :

Dès que j’ai ouvert ce livre, j’avais l’impression que toutes les mères des filles étaient nulles, qu’elles faisaient des erreurs plus ou moins évitables, mais surtout qu’on critiquait MA mère. Et il n’y a que moi qui aie le droit de critiquer ma mère !!!

Oui, elle a fait des erreurs, oui, cela a influencé ma vie d’une façon qui n’était pas toujours souhaitable (facile à dire, après), MAIS toutes ces erreurs elle les a faites par amour ET toutes ces erreurs sont contrebalancées par d’énormes qualités, dont les conséquences positives m’influencent tout autant si ce n’est plus que les erreurs et leur influence néfaste !!!!!! Et, étant adulte, j’ai décidé de tenter de reproduire ses qualités tout en évitant les mêmes erreurs (j’en ferai d’autres, c’est certain …).

 

Donc, l’image plutôt négative que semble avoir l’auteur des mères se heurte dès la première page à mon image plutôt positive. Ce qui explique mon appréhension. Heureusement, j’ai poursuivi ma lecture … qui s’est finalement avérée passionnante.

 

Une fois mise de côté ma propre expérience et mes propres réflexions sur le sujet, j’ai décidé de me projeter dans la peau d’une maman d’une fille (de l’autre côté, quoi), et c’est alors que ma lecture est devenue fascinante, j’ai pu découvrir les erreurs à faire, celles à ne pas faire, leurs éventuelles conséquences – et j’ai découvert des choses que je savais sans le savoir.

Comme le fait que, peu importe l’éducation qu’on donne et la relation qu’on construit, l’interaction avec le caractère de chaque fille est une variable totalement imprévisible et le trajet tellement aléatoire qu’on ne peut pas se fixer d’objectif autre que de faire du mieux qu’on peut en respectant l’identité de sa fille.  

Je suis bien moins claire que Véronique Moraldi, qui exprime tout cela de façon limpide avec des exemples à l’appui.

 

Alors, j’en viens aux raisons qui font que, finalement, ce guide pourrait m’inciter à en acheter un autre de la même série :

Déjà, la rédaction en est très claire et bien structurée. Cela simplifie la lecture des « guides ». Et si les tentatives d’humour de l’auteur ne m’ont pas convaincues, ce n’était pas bien gênant.

 

Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les multiples témoignages, recueillis parmi des femmes autour de la quarantaine, qui ont donc eu le temps de réfléchir elles-mêmes avant de parler. Un vécu réfléchi, en quelque sorte, qui permet d’illustrer les théories avancées.

 

Puis, je pense que c’est un petit livre très intéressant pour les mères de petites filles. Cela permet d’éviter certains comportements qu’on pourrait avoir bien malgré nous, qu’on pourrait même penser « bons » si on ne nous lançait pas cet avertissement ! Ce petit livre incite une mère à rendre sa fille plus indépendante et SURTOUT à respecter plus encore le caractère de la petite fille qu’on ne le fait déjà, on tentera ainsi d’éviter toute fausse influence, même venue du cœur – car trop d’amour peut s’avérer très néfaste, et trop d’aide, de présence peut être destructeur. Dur dur de trouver l’équilibre !!! Ce petit guide peut peut-être aider à trouver le cœur de la balance.

 

Au minimum ce petit livre fait réfléchir un peu plus, tout simplement – et c’est certainement une excellente chose.

 

Une dernière petite observation :

Une très grande partie du livre est consacré aux « vraies » mauvaises mères, celles où c’est évident (les alcooliques, les abusives, les distantes …). Or, ces relations sont extrêmes, et, je l’espère, plus rares qu’on ne pourrait le penser. J’étais et suis plus curieuse des relations entre les mères « dans la norme » (donc plus ou moins dérangées) et leurs filles (également plus ou moins faciles, faut l’admettre que certaines d’entre nous ne sommes pas parfaites, et ce n’est certainement pas exclusivement la faute de notre mère !).

Mais je n’ai pas les statistiques, si cela se trouve je suis entourée de mères abusives, de mères froides et violentes. J’espère sincèrement que non. Sinon je suis particulièrement aveugle …

 

Georges AYACHE - 1914, une guerre par accident : instructif

Publié le 06/08/2012 à 15:08 par edenlalu Tags : george ayache une guerre par accident 1914 1914 une guerre par accident
Georges AYACHE - 1914, une guerre par accident : instructif

Georges AYACHE – 1914, Une guerre par accident : très instructif

 

 

Ce livre N’EST PAS UN ROMAN, même s’il est d’accès facile. Un exploit, d’ailleurs, qu’accomplit là l’auteur !

Cet ouvrage revient sur la période entre le 28 juin 1914 et le 4 août 1914, ces quelques jours qui ont précédés la Première Guerre mondiale.

C’est un ouvrage qui tente une explication, et j’ai été séduite par le côté intime et personnel du récit, car nous avons l’impression que tous les évènements sont liés en grande partie aux personnalités, aux caractères des personnages historiques.

Il s’agit certainement d’un ouvrage simplifié, afin de permettre aux simples curieux (en opposition aux passionnés) de se plonger dans cette époque – ce dont je remercie l’auteur !

Car je fais partie de ceux qui sont curieux mais qui n’y connaissent pas grande chose en histoire contemporaine, je connais les grandes lignes, réminiscences de l’école.

 

Et là, avec ce livre, j’avais la sensation d’en apprendre REELLEMENT. Ce n’est pas un roman, (quoique, par moments des instants romancés jalonnent le récit), mais il se lit avec la même facilité.

« 1914, une guerre par accident »  retrace en quelques 340 pages les évènements avec une généreuse dose de détails et bien mieux, des citations historiques (très personnelles par instants). L’ensemble permet au lecteur de se sculpter sa propre image au sujet des personnes qui ont eu leur rôle à jouer et des évènements eux-mêmes.

Par moments c’est passionnant, par moments un peu ennuyeux (pour moi, veuillez me pardonner), mais on retient le fait que sans l’idiotie de certains, sans la cupidité d’autres, peut-être aurait-on pu écrire une histoire bien différente.

 

Un ouvrage à lire si on s’intéresse un peu à la période sans être un spécialiste – parce que j’imagine aisément un spécialiste s’ennuyer devant certains chapitres écrits pour les simples curieux.

Moi, j’ai beaucoup apprécié, j’ai lu un livre sur l’histoire, et non un roman historique, tout en prenant un réel plaisir. Je pense que c’est plutôt rare.

C’est un nouveau format du livre sur l’histoire, accessible et instructif.

(d’où mon classement dans la rubrique « divers », car je ne peux pas le classer dans les romans historiques, totalement impossible).

 

Vous aurez par ailleurs remarqué l’absence de « notation » de ma part. Ce n’est pas un oubli ! Je pense que je ne peux pas attribuer de ‘note’ à cet ouvrage puisque je ne peux en aucun cas juger la précision historique – et comme ce n’est pas un roman (que je jugerai, alors), impossible de « noter » l’intrigue, la structure ou le style. Ce format-là, je l’apprécie sans pouvoir attribuer de note, à défaut de comparaison et/ou de connaissances suffisantes.

Je serai néanmoins curieuse d’avoir l’opinion de personnes qui s’y connaissent véritablement en histoire contemporaine ! Donc, n’hésitez pas à partager votre sentiment !

Hervé SAVY - La Flèche plantée .... : 6,5/10

Hervé SAVY - La Flèche plantée .... : 6,5/10

Hervé SAVY – La Flèche plantée dans la femme qui s’en serait passée : 6,5/10

La notation de ce petit ouvrage s’est avérée difficile. J'ai admiré l'audace de l'auteur (fallait le faire!) mais j'ai saturé par moments (sur seulement 90 pages c'est ennuyeux).

Finalement, même si elle est loin d'être parfaite, cette nouvelle m’a fait sourire, et il est indéniable que c’est original et totalement absurde - ce qui mérite un bonus. J'ai donc poussé ma note initialement prévue pour atteindre un petit 6,5.

Dans "La Flèche plantée ..." l’auteur s’amuse. Mais parfois il s'amuse tout seul, un peu au détriment du lecteur. Heureusement qu'au final le résultat reste plaisant et aberrant à souhait.

C’est le genre de petit ouvrage que j’aurais aimé découvrir à l’école au lieu des classiques qui, à cet âge-là, sont soporifiques. Ici on peut découvrir beaucoup entre les lignes, rire des noms des rues et des personnages, s’amuser en lisant les péripéties des protagonistes, de les voir se débattre pour remplir un constat alors qu’un seul véhicule est impliqué.

Cette toute petite nouvelle d’à peine 90 pages permet de passer une agréable – et humoristique – après-midi, mais il faut pour cela laisser toute logique et sérieux sur le pas de sa porte … et ne pas s’attendre à un chef d’œuvre non plus.

Mais commençons par l’intrigue …

Et non, ce n’est pas la peine, le titre vous révèle déjà tout : une femme est trouvée morte, une flèche dans le dos. La police enquête, des politiques semblent impliqués … mais tout cela n’a pas la moindre importance, puisque l’intrigue est simplement une excuse pour nous livrer cette histoire … étonnante.

Les policiers chargés de l’affaire de la flèche sont de piètres conducteurs, leurs ordinateurs ne cessent de bugger, les « méchants » sont des politiciens véreux … tous les personnages croisés sont volontairement caricaturaux pour nous livrer un récit loufoque.

Comment commencer mon petit commentaire ? (faut tout de même justifier 6,5) :

C'est du n’importe quoi (voulu!) emboitant le pas à des blagues lourdes sur fond satirique. Même l’enquête se perd parfois dans les méandres des bouffonneries (qui sont quelques fois un peu trop lourdes et font perdre le fil, déjà plus que tenu).

Clairement, il y a des instants qui prêtent à rire, même si les blagues sont parfois très grossières – comme le policier qui partage ses réflexions avec un collègue, suggérant que l’arme du crime était un Magnum ; son collègue s’étonne alors comment une glace peut faire ce type de dégâts.

Au début du livre j’ai été effrayée par le nombre extrêmement élevé de personnages, totalement sans proportion avec l’épaisseur du petit livre.

Mais fort heureusement l’auteur a pris soin de leur attribuer des noms très parlants, ce qui permet de ne jamais confondre un personnage avec un autre. Ces noms habillent d’ailleurs les divers caractères de traits qui se confirment à la lecture, ce qui évite à l’écrivain d’alourdir son récit par des descriptions bien inutiles.

Il n’est point ainsi besoin de brosser le portrait d’Hélèn Erveuse, on l’imagine immédiatement, de même qu’on ne risque pas d’oublier le nom de la victime, Erica Davre. L’enquête est confiée aux policiers, tels le commissaire Achille Poivraun et ses collègues Phil Atture et Dominique Estion. Je n’irais pas plus loin, vous avez saisi l’idée.

Les noms des rues sont tout aussi parlants (l’allée Talage, où des vols sont commis, se dessine sous nos yeux à la seule évocation du nom).

Donc, c’est très distrayant et on rigole parfois tout seul.

Même si je pense qu’il y a malgré tout un peu trop de personnages, car trop, même d’une bonne chose, peut étouffer.

Les pages tournent et du n’importe quoi suit du sans tête. On sent que l’auteur s’éclate à écrire ses pages.

Parfois il oublie malheureusement que le lecteur doit suivre, et j’admets qu’il m’a, au tournant d’une page ou d’une autre, perdue en route. Mais j’ai pu rattraper le fil de l’histoire et poursuivre la route.

Et voilà ce qui m’a le plus chagriné : c’est trop chargé, un peu de subtilité aurait permis d’aérer le récit et d’en faire une nouvelle hilarante. Ce but-là n’a pas été atteint, mais je suis certaine qu’avec le temps, l’auteur trouvera la juste balance entre le nonsense, les plaisanteries, l’intrigue, la lourdeur, la satire, les noms etc. etc.

Je pense qu’en ajustant un tout petit peu tous les éléments, tels l’histoire (à renforcer un tantinet tout de même), les personnages (à alléger en nombre), les commentaires satiriques, les instants comiques … tout en structurant mieux, nous ne sommes pas loin d’une nouvelle franchement drôle.

 

Mais j’insiste sur un fait : ne vous attendez pas à une nouvelle sérieuse. Cette nouvelle est à lire « comme ça », à la légère ou alors sérieusement mais avec un esprit humoristique bien en état d’alerte.

 

« La flèche plantée… » est l’illustration du fait que le chemin est bien plus important que le but.

 

Voyons si l’auteur nous proposera une autre histoire à traiter par le commissaire Achille Poivraun et ses collègues ?

 

Kathy HOOPMANN - all cats have asperger syndrome

Publié le 27/02/2012 à 12:24 par edenlalu Tags : kathy hoopmann asperger
Kathy HOOPMANN - all cats have asperger syndrome

Kathy HOOPMANN – all cats have asperger syndrome

(pas disponible en français, mais il suffit d’un Anglais de base pour comprendre)

Ce petit livre n’est pas un livre d’enfants, mais il peut être lu aux enfants.

Ce petit livre n’est pas un « livre » puisqu’il ne conte aucune histoire.

Mais ce petit livre DEVRAIT être lu par tous ceux qui ont un enfant atteint du syndrome d’Asperger, ou d’autisme, ou même de toute autre particularité qui le distingue des autres, qui en fait un enfant à part.

Ce livre PEUT et DEVRAIT être lu, plus généralement, par tous les parents, enseignants (!!!!!!!) et même par tous ceux qui s’intéressent aux autres.

Ce livre PLAIRA à tous ceux qui aiment les chats !! Oui, vraiment, parce que l’air de rien, cela est un peu vrai, tous les chats ont le syndrome d’Asperger !!

« All cats have Asperger syndrome » combine de magnifiques photographies de chatons et une très brève description des particularités d’un enfant Asperger à travers les légendes. L’illustration et le petit texte en font un cocktail parfait.

Pour exemple, vous avez la photographie d’un petit chaton effrayé faisant le dos rond, dressant sa petite queue devant un éventuel danger pour paraître plus grand ; la légende nous dit ceci : an Asperger child often has exceptionally good hearing and loud sounds and sudden movements may scare him (=un enfant atteint du syndrome d’Asperger a souvent une ouïe exceptionnelle et des bruits forts ou des mouvements brusques peuvent l’effrayer »).

Cela ne peut pas être parlant pour ceux qui ne sont pas concernés, mais ils seront toujours touchés par le chaton, et ils riront même face à son effort d’impressionner l’adversaire. Tous saisiront le point !

 

POURQUOI LES PARENTS D’UN ENFANT ASPERGER DEVRAIENT LIRE CE LIVRE ??

Parce qu’il fait du bien !

Parce qu’il désamorce tous les problèmes que rencontre l’enfant « Aspie » !

Parce qu’ils se sentiront moins seul !

Parce que cela leur permettra de comprendre ou de faire comprendre !

Parce que c’est clair !

Parce que c’est beau et mignon, que ces petits chats rendent tout limpide et moins effrayant ou grave !

Tous ceux qui sont concernés vous le conseilleront, sans exception !!!

Car c’est touchant ! Que c’est beau !

POURQUOI TOUS POURRONT AIMER CE PETIT LIVRE :

Il est parlant, très jolie, adorable même. Donc, même en dehors de tout lien avec le syndrome d’Asperger, c’est un livre d’images très réussi. Les amoureux des chats vont l’adorer tout autant !

En bonus, on comprend, même sans être concerné, ce que peut être le problème lorsqu’un enfant est atteint du syndrome d’Asperger. Ou de tout autre problème, d’ailleurs.

Voilà pour mon commentaire sur ce petit livre.

 

Quand à ceux qui reviennent ici et qui s'interrogent : oui, il y avait ici un petit descriptif de ce qu'est le syndrome d'Asperger, mais j'ai décidé de supprimer cette partie de l'article, tout simplement parce que je pense que l'on ne vient pas sur mon blog pour ça. Je vais m'en tenir au côté purement littéraire, ce qui implique de faire certains choix même s'ils sont parfois difficile à titre personnel.

Dominique RESCH - mots de tête : 6,5/10

Publié le 21/09/2011 à 10:48 par edenlalu Tags : dominique resch mots de tete
Dominique RESCH - mots de tête : 6,5/10

 

Dominique RESCH – mots de tête : 6,5/10

 

 

 

Malgré ma note - qui peut sembler sévère mais que j’expliquerai - j’ai adoré ce petit livre qui m’a fait passer un bon moment !!

 

Dans ce recueil aéré d’à peine 152 pages, Dominique Resch, un professeur d’histoire et de géographie dans un lycée technique de Marseille, nous livre des séquences qui nous plongent pendant quelques instants dans sa vie d’enseignant.

 

Dans mon entourage personnel je n’ai que deux enseignants, dont le caractère est fondamentalement l’opposé l’un de l’autre : l’un est l’archétype du professeur, celui qui croit (réellement !) tout savoir et profite de chaque occasion pour étaler sa culture, reprendre, ou remettre une couche pour signifier qu’il sait toujours un peu plus (ce qui, du coup, démontre qu’il en sait souvent moins … mais il ne s’en rend jamais compte). Il aime s’entendre parler et oublie d’écouter. Je plains ses élèves, surtout les moins forts qui n’ont aucune chance.

Puis un autre qui, lui, aime son métier pour son métier, il aime enseigner, et il écoute ce qu’on lui dit. On sent qu’il tentera de faire progresser même le plus faibles. De plus, il admet honnêtement que la longueur des vacances l’arrangent bien, qu’il apprécie travailler peu d’heures, qu’il en profite souvent pour donner des cours particuliers (payants) parce qu’il aime enseigner. Et jamais, jamais je ne l’ai entendu se vanter de ses connaissances, et pourtant, il en a ! Toujours plein d’humour, il a pourtant une autorité naturelle. Ses élèves l’adorent.

 

C’est donc ainsi que j’imagine Dominique Resch, puisqu’il faut bien l’imaginer.

 

Le regard que Dominique Resch porte sur ses élèves est celui d’un professeur qui aime son métier, qui tente de trouver le meilleur au fond de chacun même s’il ne le trouve pas toujours et doit parfois s’avouer vaincu.

Il sourit avec tendresse devant les erreurs de ses élèves, sans que cela ne paraisse le moins du monde moqueur, c’est simplement touchant. Il effleure quelques difficultés plus importantes sans s’attarder, sauvegardant ainsi l’intimité de chacun, ce que j’ai trouvé très délicat de sa part. Surtout, l’auteur n’hésite pas d’avouer ses propres faiblesses ce qui nous donne ainsi l’image d’un homme qui aime ses élèves, tente de les comprendre, mais se trompe parfois.

 

L’ensemble est étonnant : « mots de tête » nous dépeint une classe d’un lycée placée dans un quartier réputé difficile, mais une image emplie de tendresse, décrite avec humour, ironie et douceur. Une image bien différente de celle que nous avons à travers les JT et autres reportages !

On admire la patience du professeur, on hausse le sourcil devant ceux de ses collègues qui se croient plus forts, on s’attache à ceux qui ne comprennent tout simplement pas, on sourit devant l’incompréhension et la naïveté des élèves, on rit en voyant le professeur fermer les yeux au bon moment.

 

 

Maintenant, je n’ai pas donné la meilleure des notes possibles. Pourquoi ?

 

D’abord, tout simplement, j’ai trouvé l’ensemble inégal. Par moments j’aurais aimé que l’auteur aille plus loin, qu’il pousse, on surfe un peu en surface alors qu'on aimerait plonger et admirer les profondeurs.

Puis les séquences qui nous sont livrées ne m’ont pas parues les plus marquantes. Moi-même je me souviens d’instants plus drôles du lycée, de mots plus amusants que ceux livrés par le professeur, et j’en ai entendu des plus amusantes encore par l’ami dont je viens de parler plus haut. C’est donc une sélection qui ne m’a pas convaincue, bien que je sois certaine que les séquences choisies sont d'une grande importance pour D. Resch.

Ensuite, l’humour, très présent et drôle, n’est pourtant pas le mien. Dominique Resch m’a fait rire, mais par moments je sentais que ce n’est pas exactement ça, nous ne sourions pas de la même façon, des mêmes choses. Voilà donc une appréciation totalement et absolument subjective. Un peut comme le choix du titre : sympa, mais ….. il aurait pu trouver mieux, plus fin.

Enfin, le livre est très court. Les quelques 152 pages sont très espacées, ce qui fait que vous pouvez lire le tout en une après-midi à la piscine. Cela manque de consistance et c’est un peu dommage, à la fin on se dit qu’il y a encore quelque chose qui va venir, qui doit venir, mais cela ne vient pas.

De toutes les façons, je ne pense pas qu'un recueil de 150 pages - en étant généreux - a la prétention d'être une oeuvre littéraire.

  

Quoi qu'il en soit, c’est vraiment un petit livre à lire, des moments parfois mémorables qui sont partagés avec nous, et j’ai apprécié ; je le conseille donc avec plaisir !

 

Une petite observation sur mon classement : je ne souhaitais pas classer ce petit livre dans la rubrique des biographies et témoignages, il est trop différent des récits qui s'y trouvent pour l'instant. A défaut, je l'ai donc classé ici, dans "humour, inclassables et divers", rubrique qui est, de toutes les façons, encore un peu vide. Je profite donc pour la remplir !

Igor et Grichka BOGDANOV : Le visage de Dieu - FASCINANT

Publié le 03/09/2010 à 09:39 par edenlalu Tags : igor et grichka bogdanov bogdanov le visage de dieu
Igor et Grichka BOGDANOV : Le visage de Dieu - FASCINANT

Igor et Grichka BOGDANOV : Le visage de Dieu - FASCINANT

 

  

« Le visage de Dieu » - son titre nous dit déjà qu’il sera impossible de donner une note à cet ouvrage que je trouve tout simplement fascinant.

Non, ce n’est pas la référence à Dieu qui m’empêche de noter, c’est tout simplement parce qu’il s’agit d’un livre qui tente de faire partager au grand public les théories et faits scientifiques sur la création du monde, sur « l’avant », sur l’univers.

 

Les frères Bogdanov ont un talent, un don qui doit être inné, c’est de faire comprendre les théories les plus complexes au commun des mortels.

A travers « Le visage de Dieu », nous apprenons comment les grands scientifiques, savants, mathématiciens, cosmologues et autres ont abordés la question de la création de l’univers au cours du siècle, nous suivons les réflexions et disputes scientifiques d’Einstein, Hawking, Smoot et beaucoup d’autres dont nous ignorions le nom, nous apprenons quels étaient leurs théories, quels étaient leurs calculs, quels moyens matériels ils ont employé, comment comprendre les résultats scientifiques obtenus à ce jour. Nous comprenons le cheminement de cette pensée scientifique. Le Big Bang, par exemple, vous croyez que c'est si évident, pourtant la notion est très récente ! Einstein n'y croyait d'abord pas !

 

J’ai lu ce livre comme je lis un livre à suspense particulièrement réussi. J'en ai, pour employer cette expression bien usée, dévoré les pages.

Les mathématiques, la physique, tout cela ne m’intéresse pas trop, mais j’aime comprendre. J’adore écouter les hommes de sciences parler, malheureusement, souvent je n’y comprends pas grand-chose parce qu’ils emploient des termes incompréhensibles, trop savants.

Oui, les frères Bogdanov emploient les mêmes termes, mais ils les expliquent de façon tellement simple et à travers des exemples tellement saisissants qu’on n’a plus aucune difficulté à suivre une argumentation sur des concepts tels que « la Singularité Initiale », « le temps imaginaire », « le mur de Planck ».

Autre chose que j’ai énormément apprécié dans cet ouvrage : il est indéniable que nous, humbles lecteurs, n’avons pas les connaissances permettant d’appréhender facilement la matière. Or, les frères Bogdanov ne semblent pas nous prendre de haut. Souvent, pour ne pas blesser le lecteur en lui décrivant quelque élément qui pour eux est basique, ils semblent vouloir nous rassurer comme s’il s’agissait simplement d’un rappel de quelque chose appris dans un lointain cours au lycée. Ils introduisent alors leurs explications par un petit « … vous le savez … ».  Cela peut paraître lourd, mais ça ne l’est pas, parce qu’on sait alors qu’il s’agit d’une explication qui nous est donnée pour comprendre la suite.

 

Le résultat est un livre qui permet d’accéder aux théories scientifiques, aux spéculations les plus modernes. L’ouvrage se lit comme un roman, le suspense est maintenu avec des petites allusions faisant languir la suite. Même l’action n’est pas oubliée, puisqu’en situant souvent le tout dans le temps présent, dans notre propre maison, les auteurs nous rappellent que nous faisons partie de cet univers.

Et même la fin constitue une véritable conclusion. Les auteurs proposent une « solution » sur « l’avant l’univers » qui est plus que convaincante.

 

Je dois admettre que pendant la lecture j’ai eu accès à quelques faits et théories qui m’ont tellement impressionnée que j’en ai eu non seulement la chair de poule, mais même la nausée. Quand on touche une connaissance, quand on a l’impression de saisir tout d’un coup une vérité qui semble nous dépasser, c’est le résultat : une légère nausée.

 

Malheureusement, les théories et la connaissance, c’est quelque chose de très particulier. Ce n’est pas parce que nous comprenons parfaitement le mécanisme que nous saisissons véritablement le miracle. Je me permets, à mon tour, de vous donner un exemple : nous savons tous, dès l’enfance, comment les enfants viennent au monde, l’histoire du spermatozoïde, de l’ovule, de l’ADN, de la séparation des cellules, des gènes, gène récessif, gène dominant etc. Franchement, la théorie n’a aucun secret, même pour le commun des mortels. Donc, la naissance est une évidence. D’ailleurs, moi-même j’ai donné la vie.

Et pourtant.

La théorie, je l’ai. La pratique aussi.

Pourtant je ne saisis toujours pas ! Comment est-ce possible qu’un être puisse naître, sortant de je ne sais où dans mon ventre ? Il vient au monde et change ma vie, il crée son propre monde qui gravitera autour de lui. Il a son caractère, changera le monde à son tour. Non, malgré tout je ne saisis pas, je n’intègre pas, cela reste miraculeux.

 

Et c’est peut-être ce qui m’a donné la nausée ? Comprendre un concept nouveau mais ne pas « saisir » son miracle ? Comprendre ce que l’astrophysicien G. Smoot voulait dire par « voir le visage de Dieu » mais ne pas intégrer ce qu’il a véritablement aperçu ?

 

C’est là où je dois dire que je rejoins les auteurs de ce merveilleux et fascinant ouvrage : parfois la science et le mystique se mélangent.

Pour moi, il reste toujours un petit coté miraculeux même dans les faits scientifiques les plus avérés. 

 

Bref, vous notez que ce livre m’a fasciné (ouah, c’est au moins la troisième fois que je le dis), puisque j’ai matière à réflexion, j’ai accédé à quelque chose qui m’était fermé.

Et vous savez quoi ? J’attends avec impatience les résultats de la mission PLANCK (prévus pour fin 2012) ! Je pourrais, peut-être, en comprendre une minuscule partie ? Sinon, j’achèterai le prochain livre d’Igor et Grichka Bogdanov.

 

Une toute petite observation toutefois : les auteurs, vous l'avez remarqué, ont toute mon admiration.

Seulement, je leur déconseille vivement de se lancer dans la littérature "pure" (genre histoire romancée). Je dois dire que les toutes premières pages ont été une souffrance, je pensais ne pas pouvoir lire le livre : les auteurs débutent par une introduction romancée, celle de la conférence au cours de laquelle George Smoot lâche la phrase sur le visage de Dieu qui a donné son titre au livre. Les descriptions sont atrocement lourdes, les métaphores trop nombreuses . Ce style ne leur convient absolument pas ! A quelques reprises, ils retentent une scène romancée, pour alléger le livre, certainement, mais cela reste heureusement très limité.

 

PRECISION  AJOUTEE CE 23 OCT. 2010 (suite aux polémiques croissantes sur les auteurs) :

en allumant la télévision nous ne pouvons échapper, actuellement, à la polémique sur les frères Bogdanov : est-ce qu'ils sont de véritables scientifiques ? Est-ce qu'il s'agit de tricheurs ? Leurs thèses sont-elles des inepties ou du vide habillé avec sophistication ?

 

De mon coté, je maintiens la totalité de mon commentaire, tout simplement parce que toutes ces polémiques m'indiffèrent. J'ai lu un livre qui m'a fasciné, qui m'a fait imaginer certaines possibités, qui m'a semblé logique.

Je ne l'ai pas acheté pour approfondir mes connaissances (je n'en avais aucune), mais pour profiter de cette possibilité d'accéder à des théories qui sont largement au dessus de mes possibilités - et de me sentir, donc, plus intelligente. Et vous savez quoi ? J'ai passé un excellent moment en lisant le livre. Comme je le disais,  j'avais l'impression de lire un polar (si ce n'est que certains envolés lyriques étaient franchement superflus).

C'est un livre qui se lit avec facilité. Que les théories soient des théories "volées", erronnées, du vide rendu adroitement scientifique , quelle importance pour moi, lecteur non cosmologue ?

Je le prends comme tout autre roman, et en tant que tel il est bon.

Je ne peux émettre de jugement en tant que "livre de documentation". Ce que je ne fais pas. Je vois à travers les polémiques que beaucoup le tentent, je les laisse faire, chacun son truc.

La Belle Epoque des Cartes Coquines de Christian Deflandre

Publié le 09/07/2010 à 21:30 par edenlalu Tags : cartes coquines christian deflandre
La Belle Epoque des Cartes Coquines de Christian Deflandre

« La Belle Epoque des Cartes Coquines » de Christian Deflandre

 

Il ne s’agit pas d’un livre, mais d’un petit recueil contenant une collection de cartes postales coquines datant de la « belle époque ». Ne s’agissant pas d’un roman, il est bien évidemment hors de question de le noter, mais je peux vous dire que c’est un petit bijou, à sa manière.

Si vous aimez offrir ou apprécier vous-même ces petits livres du genre « la vie en rose » ou « pensées optimistes » etc., ces petits rien du tout contenant des pensées drôles, encourageantes, philosophiques ou moralisateurs, et bien, voici un nouveau venu qui devra désormais faire partie de votre panoplie.

N’étant pas particulièrement adepte de ces petits recueils, je m’arrête tout de même souvent sur l’un ou l’autre, parce que parfois les pensées ou idées qui y sont exprimées ne sont pas si bêtes et parce que certaines me font réfléchir, ce qui ne fait jamais de mal. Surtout, on peut les ouvrir et fermer à sa guise, un peu comme de la poésie, l’effort intellectuel en moins.

Je me suis donc offerte ce petit recueil intriguant. Et je dois dire que son « auteur », Christian Deflandre, a fait un travail remarquable. Il parvient à nous faire sourire, à nous apprendre des détails surprenants, à nous faire apprécier les vieilles cartes postales et à nous rendre curieux de cette « belle époque ».

De quoi s’agit-il exactement ? Et bien, d’une collection de cartes coquines. Et quand je dis coquines, pour leur époque certaines sont très osées. Et drôles !

Dès que vous ouvrez l'ouvrage, vous allez examiner la reproduction d’une carte postale représentant Adam et Eve au jardin d'Eden (ça me parle, vous vous en doutez ...) comparant leurs perceptions respectives du système métrique. Le mètre que tient Adam est bien deux fois plus long que celui que tient sa compagne ... Certaines choses ne changent pas !

Vous trouverez ainsi dans ce petit livre des images mignonnes, osées, drôles, étonnantes, un peu de tout. Des femmes dévêtues (et oui, même au début du siècle !), des images magnifiques, d’autres plutôt dépassées, certaines sans intérêt. Il y en a pour tous les gouts.

Surtout, toutes les cartes postales sont accompagnées de brefs commentaires intelligents, faisant le point sur un moment de l’histoire, sur un instant dans l’art ou relatant simplement une anecdote intéressante. A chaque page, donc, vous aurez un petit sourire aux lèvres et vous apprendrez quelque chose que vous pourrez certainement placer, un jour ou l'autre, dans une conversation anodine lors d’une soirée.

Le seul et unique reproche que je ferais à ce livret (et je me suis même permise de transmettre cette observation à l’auteur) est le problème de la traduction (oui, ENCORE, je ne peux m’en empêcher). Et oui, certaines des cartes représentées sont anglaises ou allemandes et les traductions faites des titres ou sous-titres sont fréquemment inexactes ou ont perdu, quelque part en route vers la langue française pourtant fort fleurie, leur pointe d’humour.

 

 

KATA SUTRA (auteurs multiples), amusant, 7/10

Publié le 31/05/2010 à 15:38 par edenlalu Tags : kata sutra
KATA SUTRA (auteurs multiples), amusant, 7/10

 KATA SUTRA, de Nadia Daam, Emma Defaud, Titiou Lecoq, Elisabeth Philippe et Johanna Sabroux

 

En feuilletant un magazine, je suis tombée sur un article parlant de ce livre et je me suis immédiatement sentie visée. La critique était très positive et accompagnée d'extraits très amusants.

Donc, je n'ai pas hésité, et me voilà à lire d'une traite ce livre vraiment léger.

Effectivement, comme l'article du magazine le promettait, ce livre est drôle et nous nous retrouvons immédiatement dans les situations décrites - que nous avons certainement toutes connues.

Toutefois, j'étaisq un peu déçue parce que les extraits lus dans le magazine étaient les plus drôles, et je les connaissais donc déjà. 

Le reste du livre est très prévisible.

Je pense que les cinq auteurs auraient pu oser plus, aller plus loin sans choquer. Nous connaissons toutes des situations très gênantes et courantes qui auraient méritées de figurer dans cette chronique.

C'est un peu dommage, mais j'ai tout de même aimé ce livre que je conseille aux filles. Idéal pour la piscine ou la plage.

Finalement, je le conseille aussi aux garçons, ça leur fera du bien de le lire ...