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Date de création : 31.05.2010
Dernière mise à jour : 08.02.2016
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A3 - Les genres littéraires selon Eden

INDEX DES ARTICLES DE LA RUBRIQUE GENRES LITTERAIRES

Publié le 16/11/2010 à 19:32 par edenlalu Tags : définition genres littéraires genres littéraires
INDEX DES ARTICLES DE LA RUBRIQUE GENRES LITTERAIRES

LES GENRES LITTERAIRES sont troublants.

 

Classer les livres que je lis devient de plus en plus difficile, de plus en plus impossible même (cf. le premier article de cette rubrique).

 Comme les genres littéraires prêtent parfois à confusion, j’ai donc décidé de vous proposer les définitions que j’ai retenues de mon coté.

Je ne reviendrai pas sur le flou qui règne dans le monde mystérieux des genres littéraires, je tente simplement ici de vous donner ma perception des différents types de romans. Bien évidemment, certains livres flotteront toujours entre deux types de livres, d’autres feront toujours partie de deux genres distincts.

Quoi qu’il en soit, je vous propose dans la présente rubrique des articles au sujet des genres littéraires suivants (pour l’instant) :

 

     -       La poésie:

http://edenlalu.centerblog.net/85-la-poesie-selon-eden

 

-       Le roman du terroir:

http://edenlalu.centerblog.net/84-le-roman-du-terroir

 

-       Le roman sentimental (d’amour, à l’eau de rose) :

 http://edenlalu.centerblog.net/89-le-roman-sentimental-et-le-roman-a-eau-de-rose

 

-       Le livre d’horreur (de terreur, d’épouvante) :

http://edenlalu.centerblog.net/83-les-livres-horreur-epouvantede-terreur 

 

-       La Science Fiction:

http://edenlalu.centerblog.net/82-le-livre-de-science-fiction

 

-       Le livre fantastique    :

 http://edenlalu.centerblog.net/81-le-livre-fantastique

 

-       L’Urban Fantasy et la Bit-Lit - et surtout la différence entre les deux !! :

http://edenlalu.centerblog.net/80-urban-fantasy-bit-lit-et-la-difference-entre-les-deux

 

-       Le roman fantasy:

http://edenlalu.centerblog.net/79-le-roman-fantasy

 

-       Le roman historique :

http://edenlalu.centerblog.net/78-le-roman-historique

 

-       La Chick-lit :

http://edenlalu.centerblog.net/77-la-chick-lit

 

-       Le roman policier et le livre suspense/thriller – et la différence entre les deux !) :

http://edenlalu.centerblog.net/76-le-roman-policierpolar-et-le-livre-suspensethriller



La poésie selon Eden

Publié le 16/11/2010 à 18:21 par edenlalu Tags : définition poésie eden définit la poésie poésie
La poésie selon Eden

La POESIE

 

 

 

 

La poésie, c’est probablement le genre littéraire le plus difficile à définir.

 

La poésie, cela se ressent, cela se hume, cela se tâte, c’est un art, presque de la musique. Et pourtant, ce sont des écrits (dans le cas qui m’intéresse). Et les mêmes personnes ne verront pas la poésie au même endroit !

 

Vous trouverez de maintes tentatives de définition, indiquant généralement que dans ce genre littéraire l’auteur, qui porte alors le nom de « poète » tente d’exploiter au maximum les ressources du langage, employant au possible les mots rares, le tout pour créer un poème aussi coloré et « poétique » que possible.

 

Le poète  tente d'accomplir ce travail avec aussi peu de mots que possible. Quelques vers peuvent et doivent ébranler le lecteur et faire vibrer son âme là ou une œuvre de dix-mille pages a échoué.

 

Mais ce n’est pas parce que le poète aligne une multitude de mots rares, qu’il se sert de toutes les figures de styles imaginables, qu’il en est un poète ou que ses vers parviennent au stade de la vraie poésie ! Le talent, cela ne s’apprend pas, cela ne s’étudie pas. Les recherches au fond des dictionnaires, l'épuisement des ressources du langage ne compensent pas l’absence d’émotions. Comme il y a d’innombrables peintres sans talent véritable dont les œuvres sont finalement fades et sans vie, tout aussi nombreux sont les poètes dont les œuvres ne nous touchent pas, malgré leurs mots spectaculairement bien choisis. En même temps, un enfant peut avoir le don de poète et avec des mots d’une simplicité extrême toucher notre cœur !

 

Donc, cela ne définit toujours pas la poésie, et nous ne sommes pas plus avancés.

 

Je retiens pour l’instant que dans la poésie les mots sont d’une extrême importance, qu’ils soient rares ou non, et que c’est leur choix et leur association qui résonnent au fond de nous, qui créent un « poème ». Et ce poème ne doit pas être trop long – au risque de devenir alors un « essai », une « nouvelle » ou même un « roman ».

 

Remontons un peu en arrière – bien que je n’aime pas trop jouer à l’historienne – et cherchons l’origine du mot « poésie » : cela vient du grec et signifie « créer ». Le poète crée à partir de mots quelque chose de romantique, de mélodieux, quelque chose de touchant.

 

Comment fait-il pour "créer" ? Les poètes attacheront de l’importance à des détails différents : l’un tiendra à maintenir un certain rythme, l’autre à réduire ses mots au strict minimum, pour l’autre encore la douceur de ses phrases en feront un poème, et un autre ne choisira que des mots commençant par la lettre  « R », d'autres présenteront leurs poèmes sous une forme particulière, les lignes représentant par elles-mêmes déjà une image. Donc, pas de règle générale ici.

 

Ce n'est pas la structure qui fait le poème. Ce n'est pas de l'architecture.

 

Une seule chose réunit pourtant tous les poètes : tous tentent de créer une œuvre nouvelle et de l’imprégner d’une émotion précise et forte.

 

L’idée du poète est de « scotcher » son lecteur par l’impact de son œuvre. Comme un tableau peut nous laisser sans voix – que ce soit par sa beauté, par ses couleurs ou par son sujet – un poème peut nous changer à tout jamais.

 

Je me souviens, personnellement, de plusieurs poèmes qui m’ont profondément marqués. Et le plus surprenant est que ce n’est pas l’ensemble du poème, mais une simple ligne qui a changé ma perception du monde.

 

Ainsi, je ne peux plus me rendre sur le quai d’une gare sans songer à cette ligne de Reiner Kunze qui dit dans la version originale d’un de ses poèmes (l’adieu)  « Der Schaffner warf die Tür ins Schweigen ….. », ce que je traduirais de façon bien peu poétique et plutôt laconiquement par : « Le contrôleur jeta la porte dans le silence …. ». Bien évidemment, c’est moins poétique que l'original, mais c’est le sens de cette petite phrase qui m’a marqué : j’imagine immédiatement un couple sur le quai, l’un part, l’autre reste, ils se regardent, tentent de se dire à quel point ils s’aiment, ils ont tellement de choses à se dire, mais le train va partir, ils ne trouvent pas les mots … et du coup, ils ne disent rien, car les mots les fuient à cet instant crucial des adieux. Et c’est alors que les portes se ferment - tombant dans leur silence – le train va partir, il est trop tard pour se dire toutes ces choses. Et c’est peut-être maintenant que les phrases affluent, maintenant que c’est trop tard.

Vous voyez – cette simple phrase, qui n’aura peut-être aucun impact sur une autre personne, a visé juste, chez moi. Je devais avoir quinze ans, c’était à l’école, et je me souviens m’être disputée avec ma prof' à ce sujet.

Et pourtant, pas de mots compliqués ou rares dans cette phrase ….. la définition habituelle de la poésie ne s’applique même pas au poème de Kunze !

 

J’en arrive donc à ma propre définition de la poésie, qui, vous le voyez, est différente de celle officiellement retenue ; pour moi :

 

La poésie est un art par lequel le poète crée au moyen de mots choisis et associés avec soin une œuvre destinée à véhiculer une émotion forte et à toucher le lecteur.

 

Je considère en effet que le poète est un artiste, il crée une œuvre à partir de rien, à partir de simples mots qui pourraient tout autant servir à insulter notre voisin. La poésie est un art. Le peintre utilise les couleurs, le musicien des notes, le poète les mots, et tous créent une œuvre qui peut nous laisser bouché bée.

 

Wow, laissez-moi encore disserter sur ce sujet, j’adore, encore quelques petites lignes, car je m’aperçois que chacun de nos cinq sens peut être la cible d’un art en particulier :

 

La musique, c’est l’art qui voyage par l’ouïe, puisqu’on dit qu’il exprime ce que nous ne pouvons donc exprimer avec des mots,

 La peinture est l’art de la vision, il exprime ce que nous ne savons entendre avec les oreilles,

La sculpture se touche, même si on peut également la voir,

L’art culinairese découvre par le goût,

Et les parfumeurs tentent d’influencer notre humeur avec leurs effluves.

 

Mais alors, la poésie ? QUEL SENS cet art peut-il bien toucher ?

 

Et bien, la poésie est l’art de l’imagination.

 

Bien évidemment, toute autre définition de la poésie sera tout aussi valable, mais voici la mienne !

 



Le roman du terroir

Publié le 15/11/2010 à 11:16 par edenlalu Tags : le roman du terroir
Le roman du terroir

Le roman du terroir

 

 

A l’origine, ce sont des romans qui devaient montrer la vie agricole, la vie paysanne sous une meilleure lumière. Ces romans se sont développés dans la première moitié du XXème siècle, parallèlement à la révolution industrielle.

Ici, la vie simple, des valeurs simples mais profondes animent les héros, la vie rurale est montrée sous son meilleur jour, mais parfois aussi dans sa cruauté.

 

Ce genre a presque disparu à la fin du siècle pour réapparaître aujourd’hui sous une forme un peu différente.

 

Aujourd’hui le roman du terroir est plus un roman « régional », qui nous démontre la vie dans une région, dans un village, dans un endroit un peu reculé. Il fait penser aux « produits du terroir » que nous consommons.

 

Avec le stress de la vie citadine, de plus en plus de lecteurs aiment se plonger dans l’ambiance paysanne et de plus en plus d’auteurs profitent de cette nouvelle vague.

D’ailleurs, si une émission comme « l’amour est dans le pré » nous plaît autant, c’est parce que nous y voyons une vie différente mais réelle, un monde simple et sain, un monde dont les valeurs sont différentes.

Le monde du « roman du terroir » est, pour les citadins, presque une autre civilisation. Et s’ils le désiraient, ils pourraient en faire partie !

 

Bien évidemment, de terribles drames secouent les intrigues, mais la coulisse reste la même.

D’autant plus que dans un endroit plus rural, un village où tout le monde connaît tout le monde, un monde presque clos, les sentiments sont plus exacerbés ! Et ces terribles secrets que tous les paysans semblent cacher ….. (là j’exagère un peu mais c’est pour vous donner une idée de l’ambiance qui prédomine généralement dans le roman du terroir).

 

Pour ma part, je trouve ce genre de livre reposant. Mais souvent les livres sont difficiles à classer. Ce n’est pas parce que le roman se déroule dans l’arrière pays de telle ville et qu’il met en scène un paysan qu’il s’agit d’un roman du terroir ! Le mélange des genres est très présent ici, car généralement il y a également une histoire d’amour ou une intrigue policière quelconque. Le roman sentimental est rarement très loin du roman du terroir.



Le roman sentimental et le roman "à l'eau de rose"

Publié le 15/11/2010 à 10:02 par edenlalu Tags : roman sentimental
Le roman sentimental et le roman "à l'eau de rose"

Le roman sentimental (ou « d'amour», ou  « romance » ou « à l’eau de rose »)

 

 

Et bien, difficile de ne pas comprendre de quoi il s’agit : ce sont des livres dont l’intrigue tourne autour des « sentiments », de l’amour mais également la jalousie ou la haine, bref ces romans mettent l’accent sur tous les sentiments qui nous motivent, dans le bon sens ou dans le mauvais. 

 

On parle de « roman à l’eau de rose » pour désigner, de façon un peu péjorative il faut l’admettre, un roman d’amour très léger et très « fleur bleue » qui nous fait penser immédiatement « oh, de la guimauve ».

C’est un peu injuste, car tous les livres sentimentaux ne sont pas des romans à l’eau de rose. Il est vrai que l'un des auteurs les plus connus de ce type de livres est Danielle Steel, et effectivement, ses livres sont des « romans à l’eau de rose », bref des livres d’amour sans prétention qui se terminent généralement bien.

 

Mais ne confondons pas !

 

Le roman sentimental n'est pas nécessairement synonyme d'histoire légère et de roman sans exigence. Il peut être passionnant, fascinant et merveilleusement bien écrit. Et, bien évidemment, il ne se termine pas nécessairement bien, ce n'est pas un conte de fée. 

 

Jane Austen a écrit des romans sentimentaux. Et ce sont là d’excellents romans, pleine de suspense (une tension créée par l’évolution des sentiments). « Rebecca » (de Daphné du Maurier) est également un roman sentimental, mais la vie intérieure de la jeune « Madame de Winter » est presque angoissante, on devient paranoïaque avec elle.

Comme il s'agit néanmoins de livres qui touchent notre coté émotionnel, dont la cible est donc essentiellement constituée de femmes, on pourrait alors penser que le roman sentimental, c’est de la Chick-Lit.Mais ce n’est absolument pas le cas !! La Chick-Lit parle plutôt des mésaventures (sexuelles, professionnelles, sentimentales et autres) de leurs héroïnes, tandis que le roman d’amour tourne essentiellement autour de l’aspect sérieux de l’amour.

 

Mais alors, tous les romans ou presque sont des romans sentimentaux, non ? Dans presque tous les livres il y a une histoire d’amour ? « La nuit des temps » est l’une des plus belles histoires d’amour, pourtant on peut l’appeler « science fiction » ou même « livre d’adolescent ».

 

Non, bien sûr, le livre d’amour, le livre sentimental est plus « pur ». Toute l’intrigue tourne autour des sentiments des héros. Bien évidemment, l’amour est presque toujours contrarié et les héros devront vivre maintes aventures avant de pouvoir, finalement, se marier (ou non).

 

C’est un livre qui nous détend, qui nous fait pleurer, qui soulage les neurones tout en appuyant sur les glandes lacrymales.

 

C’est d’une certaine façon un conte de fées pour adulte : l’héroïne cherche son prince charmant, les deux vivent d’innombrables aventures, et on espère que tout se finira par un « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Comme ce sont des romans d'adulte, ce n'est bien évidemment pas toujours le cas.

 

Donc, il faut oublier les préjugés! Il faut d’abord penser à l’auteur du livre et non pas au genre.



Les livres d'horreur (d'épouvante/de terreur)

Publié le 15/11/2010 à 09:58 par edenlalu Tags : horreur définition de livre d horreur épouvante terreur
Les livres d'horreur (d'épouvante/de terreur)

Les livres d’horreur (ou d’épouvante ou encore de terreur)

 

 

Vous l’imaginez sans difficulté : le livre d’horreur doit faire peur.

Il met donc généralement en scène quelque chose qui nous térrorise, qui nous effraie, quelque chose que nous craignons, qui provoque de la terreur, qui nous répugne etc.

 

L'angoisse peut donc être provoquée par l'ambiance du roman, par les monstres qui vivent dans les placards (vampires, démons, autres) ou par un voisin devenu fou furieux qui nous poursuit avec sa tronçonneuse.

Les possibilités sont infinies. Et le livre d'horreur peut être plus ou moins sanglant.

 

C’est à tort que certains considèrent qu’un roman d’horreur est nécessairement un roman fantastique et qu’il s’agit, en fait, d’un sous-genre du livre fantastique.

C’est, à mon sens, tout simplement faux, puisqu'un livre d’horreur n’inclut pas nécessairement un élément surnaturel !

Prenez pour exemple le livre « Misery » de Stephen King. C’est sans le moindre doute un livre d’horreur.

Et pourtant, il n’y a strictement aucun élément inexplicable ou surnaturel : dans ce roman le héros, un écrivain, a un accident de la route dans la neige et est récupéré par une ex-infirmière ayant perdu la raison. Cette dernière va alors le « soigner », du moins c’est ce qu’elle pense faire, puis le contraindre à écrire un roman sur son héroïne préférée.

Rien de surnaturel à l'horizon !

Et n’est-ce pas précisément ce qui fait souvent si peur dans un bon livre d’horreur ! Justement, quand le surnaturel est léger ou inexistant !! Cela nous fait douter – est-ce que cela pourrait arriver ?

 

Bien évidemment, nombreux sont les livres d’horreur qui contiennent des éléments fantastiques, et les grands classiques demeurent les livres de monstres (Vampires, Zombies, créatures créées génétiquement, aliens, fantômes etc. etc.). Cela peut également être un être humain qui se découvre un pouvoir étrange (comme dans Charlie (qui sait provoquer, entre autre, du feu), ou Carrie (qui a le don de la télékinésie) etc.).

 

Se posent alors plusieurs questions :

D’abord, l’urban fantasy et la bit lit, est-ce de l’horreur ?

Je ne le pense pas. La Bit-Lit n’a pas pour but de faire peur, les vampires sont dangereux mais en définitif plutôt séduisants. Je ne lis pas ces livres pour avoir peur, le soir. Au contraire, souvent il y a énormément d’humour dans ce type de roman !

Il en va de même de l’urban fantasy, bien qu’ici il y ait plus de violence. Ce n’est donc pas un livre qui fait peur, mais un livre souvent violent.

 

Donc, à retenir : ce n’est pas parce que le sang coule qu’il s’agit d’un livre d’horreur.

 

D’ailleurs, en cherchant dans les livres « fantasy » vous trouverez tout autant de livres qui pourraient faire penser à de l’épouvante, mais ma réponse est la même que pour l’UF et la Bit-Lit : ce n’est pas le but de la Fantasy (ni de la Science fiction d’ailleurs, tant qu’à faire). Ce sont des livres qui doivent divertir.

 

Il est toutefois évident que certains romans transgressent les genres, jouant dans un monde du future avec des vaisseaux spatiaux, des robots etc. mais peuplés de monstres. Un exemple pour les cinéphiles : difficile de décider si Alien est un film de SF ou d'horreur !

 

Alors, me direz-vous, avec tout ça, un conte des frères Grimm, sensé faire peur au jeune enfant et mettant en scène une méchante sorcière qui menace de manger le petit garçon après l’avoir cuit dans le four (Hänsel et Gretel), n’est-ce pas un livre d’épouvante ? Et tous les autres contes de fées du même type ?

Et vous savez quoi, ma réponse est : OUI, ce sont bel et bien des livres d’horreur.

Mais parce que c’est entré dans nos mœurs, parce que cela fait partie de notre folklore, on préfère parler de « conte de fée ». Néanmoins ce sont bien des livres d’épouvante, des livres d’horreur.

Etonnant, n’est-ce pas, que l’on couche ses enfants après leur avoir lu un livre d’horreur ? Tout en maudissant Stephen King et ses collègues dont les livres envahissent les tables de nuit des jeunes ?

Et, puisqu’on y est, avez-vous déjà lu un conte de fée russe ? Avec la sorcière Baba-Yaga, qui vit dans une maison au fond des bois, éclairée par les orbites des crânes de ses victimes (qu’elle a dévorées), et qui se fait servir par les mains, que dis-je, les os de la main, de ces mêmes victimes ? C’est effrayant – mais c’est ce que je lisais, enfant.

 

D’ailleurs, je constate que cette hypocrisie (gentille, cela n’a rien de mal) va plus loin : depuis quelques années maintenant, je suis surprise de trouver dans le rayon « suspense » des livres qui étaient classés, il y a quinze ans, dans le rayon « épouvante » (Shining est devenu un Thriller !). Est-ce politiquement correct ????? Est-ce que le lecteur est moins gêné d’acquérir un livre « suspense/thriller » qu’un livre « terreur » ???? Je ne me l’explique pas.

 

Dans les auteurs plus récents et même français, certains pourraient être considérés comme des auteurs d’horreur. Je pense notamment aux livres  « l’Ame du Mal », « In Ténebris » et « Maléfices » de Maxime Chattam  qui se rapprochent très largement d’un livre d’horreur. Pourtant, on le retrouve dans le genre « Thriller » (soit un livre suspense, mais les mots anglais sont TELLEMENT mieux ….).

Oui, il s’agit d’une enquête policière qui provoque des sensations fortes (définition généralement retenue pour les « thrillers »), mais de mon coté, je pense que ces livres-là provoquent surtout de la peur. Par moments l’histoire est franchement gore (l’héroïne se retrouvera dans une cabane tapissée de la peau des visages des victimes, dont l’un se mettra à hurler …..).

 

Pour en terminer avec tout cela, dans ce type de livre, le roi du genre est certainement Stephen King, il a fait de la peur un véritable art. Je précise que je parle ici de ses premières œuvres (Shining, Charlie, Carrie, Christine …) et des livres qu’il a publiés sous le pseudonyme « Richard Bachmann » (la peau sur les os, Simetierre).   Malheureusement, ses livres plus récents ne sont plus aussi terrifiants – ce sont donc bien maintenant des « thrillers » ….

 

D’autres excellents auteurs d’horreur sont Graham Masterton, Dean Koontz, Peter Straub, John Saul, Bram Stoker (!) etc.etc. .

 

Actuellement ce genre littéraire est donc un peu en perte de vitesse, laissant sa place à l’urban fantasy, plus distrayante, ou perdant les titres déjà publiés au profit des « thrillers » ou « livres de suspense ». C'est un peu dommage, mais je suis certaine qu'il connaîtra un renouveau !



Le livre de Science Fiction

Publié le 15/11/2010 à 08:58 par edenlalu Tags : science fiction
Le livre de Science Fiction

Le livre de Science Fiction

 

 

Comme le nom l’indique, il y a ici un lien avec les sciences et technologies. Ici, l’auteur du roman imagine un monde qui pourrait exister – ou même qui aurait pu exister – et ce en partant de la technologie actuelle. Il lancera donc des hypothèses, plus ou moins crédibles, plus ou moins lointaines.

Bref, la Science Fiction, si elle reste totalement fictif, reste « explicable » : les robots, on peut les imaginer, les vaisseaux spatiaux, on peut les imaginer, etc. – juste, ce n’est pas pour tout de suite.

 

La science fiction imagine ainsi des mondes entiers, des civilisations, modes de vie … , qui pourraient exister. En quoi est-ce alors différent de la « fantasy » me direz-vous. Et bien c’est très simple : toutes ces civilisations restent, tout au fond, ancré dans le réel et possible. Hautement improbables, mais avec des racines explicables.

Prenez une histoire très connue, « la guerre des étoiles » (OUI, à la base ce sont des livres) : tout est totalement fictif, mais au fond, cela pourrait arriver, il suffit que le monde évolue, qu’on construise des navires pour se déplacer entre les étoiles, on pourra alors rencontrer d’autres civilisations, des êtres extra-terrestres, se livrer des guerres …
Il est vrai que dans les livres de science fiction certaines créatures extra-terrestres peuvent être dotées de pouvoirs impressionnants, mais c’est le coté « fiction » du genre. De toutes les façons, c’et généralement quelque chose qui existe en dehors de la terre ou une capacité atteinte après des générations et générations d’évolution du genre humain. Donc, même la fiction demeure « explicable ».

 

En définitif, ce genre repose sur le mot « spéculation ». On spécule. On imagine.

 

Comme personne n’arrive véritablement à se mettre d’accord sur une définition (vous verrez de nombreuses discussions à ce sujet), de multiples sous-genres se sont développés. Je ne suis absolument pas une spécialiste de ce genre, je ne fais donc que les mentionner et m’excuse de ce manque de détail auprès des spécialistes. D’ailleurs, n’hésitez pas à me donner plus de détails sur ces sous-genres de la SF !

 

Dans les livres de SF, il peut exister des voyages dans le temps, un élément qui nous fascine toujours. Les possibilités de la SF sont infinies. Plus curieux est le fait que le roman de SF peut se dérouler dans le passé (p.ex. « La nuit des temps » de R. Barjavel est un livre de SF (pour jeunes), bien que les éléments imaginés se situent dans un passé désormais révolu : les scientifiques ne font qu’observer le « passé » de la terre. Il est néanmoins beaucoup plus fréquent que la SF se déroule dans le futur et même dans l’espace.

 

Nombreux sont ceux qui considèrent qu’un des premiers romans de SF serait le célébrissime « Frankenstein » de Mary Shelley, puisque l’évolution de la science y permet au Dr. Frankenstein de créer son monstre.

De mon coté, je classerai néanmoins ce roman dans les livres d’horreur – et voilà une excellente transition puisque mon prochain article concernera les « livres d’horreur ».



Le livre fantastique

Publié le 14/11/2010 à 21:09 par edenlalu Tags : définition livre fantastique le livre fantastique
Le livre fantastique

Le livre fantastique 

 

 

 

Le livre fantastique se déroule dans « notre » monde, contrairement à la fantasy. Ici, les règles qui gouvernent notre vie s’appliquent. Cela arrive chez nous.

 

Donc, la vie va son chemin, généralement le romant fantastique démarre d'ailleurs dans une ambiance quotidienne – et surgissent alors, dans ce monde qui est le nôtre, quelques éléments fantastiques, c’est-à-dire inexplicables.

 

Ces évènements ne sont alors ni habituels, ni acceptés, d’ailleurs généralement personne n’y croit et le héros doit se débrouiller comme il le peut.

 

Donc, si dans de nombreux livres "d’urban fantasy" le monde réel vit dans l’ignorance du monde surnaturel – qui est néanmoins réel et « admis » dans ce genre - dans le livre fantastique il n'y a pas de monde surnaturel. La magie n’existe pas. Les créatures étranges n’existent pas.

 

Ainsi cela peut être une jeune fille aveugle qui bénéficie d’une transplantation de rétine, recouvre la vue …. et a désormais des visions du futur.  Elle évolue dans un monde normal – et un élément "fantastique" va lui arriver. Elle devra apprendre à vivre avec, à convaincre son entourage de la croire etc. etc.

 

Un « classique » du livre fantastique est « le portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde : un jeune homme de la bonne société fait peindre son portrait et quelque chose de fantastique se produit : c’est le portrait qui commencera à vieillir à sa place. Mais ce n’est pas tout, il portera également à porter sur ses traits la trace des méchancetés de Dorian Gray. Ainsi ce dernier assistera au spectacle de sa vieillesse et de sa méchanceté alors même qu’en fait et à la face du monde il conserve une apparence angélique et d’éternelle jeunesse.



Urban fantasy & Bit-LIt - et la différence entre les deux

Publié le 14/11/2010 à 21:07 par edenlalu Tags : urban fantasy bit lit définition urban fantasy définition bit lit
Urban fantasy & Bit-LIt - et la différence entre les deux

L’urban fantasy et la bit-lit - et surtout la différence entre les deux

 

 

 

Vous entendez de plus en plus parler de "Urban Fantasy" et de "Bit-Lit" - mais qu'est-ce que c'est, finalement ?????

 

D'abord il faut savoir que la bit-lit est un sous-genre de l’urban fantasy (tout ce qui est de la Bit-Lit est de l'UF - mais tout ce qui est de l'UF n'est pas de la Bit-Lit) et la distinction ne se fait pas aisément comme vous allez le voir.

 

Globalement, dans un livre d’urban fantasy le personnage central est plus immergé dans le monde surnaturel et, surtout, je pense que l’urban fantasy est nettement plus sombre que la Bit-Lit :

 

 

 L’urban fantasy

L’urban fantasy se distingue de la « fantasy » classique surtout par la modernité : dans l’urban fantasy, nous retrouvons la technologie moderne (armes, télévision, médias, voitures …), et comme le nom l’indique, souvent ce genre se déroule dans un milieu urbain. Bref, c’est chez nous.

 

L’aspect « fantasy « se retrouve pourtant à travers les créatures étranges, souvent plus dangereuses que dans le roman fantasy "pur", qui peuplent le monde (vampires, loup-garous, démons, fées …)

 

Contrairement à la « fantasy », dans l’urban fantasy il n’existe pas un monde fictif/surnaturel/imaginaire, mais deux univers coexistent, le monde tel que nous le connaissons et le monde surnaturel, différent. Et très fréquemment le monde « réel » ignore l’existence du monde surnaturel.

Ces deux univers évoluent donc parallèlement.

Dans la « fantasy » au contraire, il n’y a qu’un monde, le monde « fantastique » imaginé par l’auteur.

 

L’immersion dans le monde fantastique/surnaturel est plus ou moins forte selon le livre ; ainsi Anita Blake, Rachel Morgan ou Dorina Basarabseront plus profondément immergées dans l’étrange qu’une Sookie Stackhouse ou une Jane Jameson (qui est pourtant elle-même un vampire), mais ces dernières restent ancrées dans le monde des humains ou ont, du moins, des préoccupations plus 'humaines' – et rejoignent ainsi le courant de la Bit-Lit ….. (voir plus loin)).

 

Les créatures surnaturelles qui débarquent dans le monde réel sont souvent violentes et dangereuse, menaçant les humains. Voilà une autre différence avec la fantasy, ou tout le monde est, d’une façon ou d’une autre, une « créature » parmi d’autres.

 

Dans l’urban fantasy, le héros, qui est d’ailleurs souvent une héroïne, peut aussi bien être humain que sorcière, vampire, télépathe, loup-garou etc.etc.. Souvent ce sont des femmes qui ont une force particulière ou un talent exceptionnel (Mercy Thompson est un coyote, Sookie Stackhouse une télépathe, Dorina Basarab un dhampir, Cassandra Palmer une clairvoyante …).

 

Le coté « underground » est essentiel dans l’urban fantasy.

C’est donc toujours cette même dualité des mondes qui revient, le monde réel et le monde surnaturel.

 

C’est d’ailleurs peut-être la raison du succès de ce genre : on s’imagine que, quelque part, cela pourrait - éventuellement, peut-être, pourquoi pas, rêvons toujours - exister.

Ce qui n’est pas le cas du fantasy ……

 

Donc, le héros devra savoir évoluer dans les deux mondes, maintenir les humains dans l’ignorance du monde fantastique et combattre les méchantes créatures.

 

Une autre particularité de l’UF est l’humour qui imprègne presque systématiquement le récit. Cet humour se retrouve bien évidemment à un degré plus fort dans …. (ah, admirez ma transition) :

 

La Bit-Lit

Voici un sous-genre de l’urban fantasy. Il est d’ailleurs souvent difficile de les distinguer et le classement de certains livres se fait presque au feeling. Pour ma part, je distingue les deux par le degré de l’immersion de l’héroïne dans le monde surnaturel et l’ambiance même du livre. Ainsi, si Mercy Thompson (de Patricia Briggs) devrait se retrouver dans la Bit-Lit je la sens mieux dans l’Urban Fantasy,.

 

La Bit-Lit provient, on l’imagine sans peine, du verbe anglais « to bite » (mordre). « Lit »  vient de littérature.

Sachant qu’il s’agit d’un genre d’urban fantasy, on imagine immédiatement qu’ici, les monstres mordent. Et effectivement, la bit-lit met généralement en scène une héroïne qui fréquente des vampires ou loup-garous. Mais c’est également le cas dans l’UF …. Donc ce n’est pas du tout un critère de distinction !

 

Partons donc du début : le principe de base est le même que dans l’UF – deux mondes parallèles, le héros vivant entre les deux. Mais ce n’est pas tout. Loin de là.

 

Et puis, le titre « bit-lit » fait penser à la « chick-lit » et si, cette-fois, ce genre littéraire n’est pas, mais vraiment pas du tout, réservé aux filles et est lu par autant d’hommes que de femmes, on imagine pourtant une direction que prend le genre.

 

 

La série de la « Communauté du Sud » de Charlaine Harris est un excellent exemple de Bit-Lit : Sookie Stackhouse est (presque totalement) humaine et vit dans un monde d’humains. Il est vrai que les vampires sortent de l’ombre (suivi par les métamorphes), mais le public est très loin d’imaginer l’étendue de la vie souterraine et surnaturelle qui existe. Donc, voici l’aspect Urban Fantasy : deux mondes parallèles.

 

Sookie, elle, fréquente les deux mondes et tombe d’ailleurs systématiquement amoureuse de vampires ou métamorphes.

 

Or, ses inquiétudes principales sont celles d’une jeune fille normale, ses préoccupations tournent autour du monde des hommes (dans les deux sens du mot).

Donc, elle s’interrogera sur la question du « comment je m’habille », « qui m’aime », « je suis en retard au boulot », « il faut refaire la route de l’entrée », « j’ai besoin d’une assurance » etc. Des préoccupations classiques.

 

Ainsi l’héroïne de la Bit-Lit pensera moins à combattre qu’à sa prochaine couleur de rouge à lèvres (j’exagère, mais ou moins vous pouvez visualisez plus facilement). Elle vit normalement et est plutôt dérangée par le monde parallèle et ses aspects surnaturels.

Tout cela est donc fort différent de l’urban fantasy ; ici l’héroïne s’accommode parfaitement des aspects étranges, magiques, bizarres de son monde « underground » et elle a des préoccupations plus « surnaturelles » (comme : « à quand le prochain job bien payé consistant à tuer un être surnaturel » ? « A quand la prochaine attaque de démons », « comment éviter de devenir le joujou de tel démon avec qui j’ai passé un pacte » ?)

 

La Bit-Lit et donc plus légère, souvent drôle.

D’ailleurs, même une héroïne qui est un vampire peut être une héroïne de la Bit-Lit, alors même qu’elle est complètement immergée dans son monde. Ainsi je classerai la série des « Chicagoland Vampires » de Chloe Neill ou la série des « Nice Girls » de Molly Harper dans la Bit-Lit. Les préoccupations des héroïnes sont trop terrestres pour que l’on puisse penser à de l’urban fantasy pur ; et pourtant, notamment Merit (des Chicagoland Vampires) n’a presque plus de contact avec les humains.

 

Bref, il y a une véritable vie de fille, dans la Bit-Lit. Alors qu’une héroïne comme Cassandra Palmer (de Karen Chance) ou Mercy Thompson(de Patricia Briggs) n’a pas trop le temps d’y penser. Le surnaturel a pris le pas sur leurs vies..

 

Je dirais aussi que la Bit-Lit pourra être lu par des adolescents et jeunes adultes alors que l’urban fantasy devra, à priori, être évité par le jeune public (je ne pense pas que les livres de Christine Warren, Hamilton et Cie. soient faits pour être lu par une fille de seize ans).

 

Un exemple télévisé de la Bit-Lit serait Buffy contre les vampires ou encore Angel. Léger, amusant, l’héroïne pense surtout à sa garde-robe mais combat pourtant courageusement toutes les nuits des vampires.

 

Des exemples de bit-lit seraient donc :

-       La série de « la communauté du sud » de Charlaine Harris

-       La série des « Nice Girls » de Molly Harper

-       La série des Kitty de Carrie Vaughn

-       La série des Chicagoland vampires Chloe Neill

-       Etc. etc. etc.

 

Des exemples d’urban fantasy seraient alors :

-       La série des Anita Blake de Laurell K. Hamilton

-       La série des Rachel Morgan de Kim Harrison

-       La série des Dorina Basarab de Karen Chance

-       La série des Cassie Palmer de Karen Chance

-        La confrérie de la dage noire de J.R. Ward

-       La série des Mercedes Thompson (bien qu’ici j’ai un petit doute, mais comme je l’ai dit, c’est au feeling).

-       Etc.etc.etc.



Le roman "fantasy"

Publié le 14/11/2010 à 20:47 par edenlalu Tags : heroic fantasy définition de la fantasy fantasy
Le roman "fantasy"

Le roman FANTASY

 

 

Le roman « fantasy » est l’exact contraire du livre historique : il se déroule dans un monde inexistant, complètement fictif, dans lequel les règles de la vie sont différentes. Les hommes sont souvent des « créatures », la magie y fait partie intégrante de la vie, les elfes côtoient des trolles, des sorciers discutent avec des anges déchus en j’en passe.

 

Le terme vient bien évidemment du mot anglais « fantasy » (imagination) : les mondes et leurs habitants sont purement imaginaires, tout est possible. Il appartient à l’auteur de créer son monde.

 

L’exemple absolu est bien évidemment le « Seigneur des anneaux » de Tolkien. Un monde créé dans son imagination, un monde divisé en pays, en paysages, les héros se font la guerre, vivent des aventures, affrontent des créatures étranges qui pullulent, d’ailleurs, les héros SONT des créatures étranges, tout cela pour finalement se débarrasser de l’anneau si dangereux. Et la magie est partout !

On se souvient aussi du livre de chevet de notre jeunesse : « L’histoire sans fin » de Michael Ende  - un livre fantasy type, même s’il s’agit d’un livre d’enfants.

 

L’académie française estime qu’il s’agit d’un « genre situé à la croisée du merveilleux et du fantastique, qui prend ses sources dans l’histoire, les mythes, les contes et la science-fiction » (définition de 2007 si je ne me trompe pas).

 

Je ne suis pas tout-à-fait d’accord.

Il est vrai qu’il y a du merveilleux et du fantastique (p.ex. sorciers, évènements inexplicables). Et souvent les histoires ressemblent à des mythes ou légendes, les créatures paraissent sortir des contes de notre enfance (trolls, elfes, fées etc.).

Mais ce n’est pas toujours le cas (p.ex. dans « Seademons » de Laurence Yep où je ne vois pas trop quelle légende pourrait être à la base et toutes les créatures y sont « nouvelles »).

 

C’est surtout la référence à la Science-fiction qui me semble inadaptée, puisque la SF est fort différente. En effet, la technologie fait fréquemment défaut au genre Fantasy, remplacée justement par la magie et les aspects mystiques. Le monde « fantasy » ne s’explique justement pas, ce n’est pas une spéculation sur l’évolution de la science et du monde, la technique. La fantasy n’est pas l’avenir. C’est un monde complètement distinct différent, sans lien avec notre terre.

 

Bref, la « fantasy » est la création de son auteur. Il fait ce qu’il veut, du moment qu’il s’éloigne de « notre » monde et de ses règles pour en inventer un nouveau.

 

Un sous-genre de la fantasy est la « héroic fantasy ». Dans l’héroic fantasy l’histoire est généralement centrée sur un héros, peut-être deux.

C’est un genre qui vient, dit-on, de la Bande dessinée, et comme son nom peut le faire penser, le héros est fort, un guerrier solitaire (tel « Conan le Barbare »), et il se débattra souvent dans un monde de « fantasy » qui fait penser à un monde médiéval. Attention, ce dernier détail n’est pas une règle, c’est simplement fréquent.

Le héros du « héroic fantasy » est donc souvent seul ou n’a que très peu d’amis fidèles.

Sans m’attarder sur ce sous-genre, je reste sur mon exemple qui serait «  conan le barbare ».

 

Il y a beaucoup d’autres sous-genres de la fantasy (high fantasy, dark fantasy …), mais pour ma part je m’arrêterais ici.

 

Toutefois, c’est avec un immense plaisir que je recevrai vous commentaires sur ces sous-genres, voire vos précisions sur l’héroic fantasy qui n’est pas ma lecture habituelle et que je ne connais qu’à travers trois ou quatre livres. Certains aspects m’ont donc certainement échappée.



Le roman historique

Publié le 14/11/2010 à 20:36 par edenlalu Tags : définition roman historique genre littéraire le roman historique
Le roman historique

Le roman historique

 

 

Oh, là ce n’est pas simple. On pourrait le croire, mais c’est à mon sens le genre littéraire le plus discutable et le plus vague.

On va d’ores et déjà exclure de ce genre les romans écrits il y a longtemps (genre roman antique, c’est-à-dire écrit à cette époque lointaine) ou encore les « monuments » de la littérature, qui sont donc « historiques » par leur impact mais non par leur genre.

 

Donc, le roman historique, initiée probablement par les romans médiévaux de Walter Scott, se situe à une période précise de l’histoire, cela peut être l’antiquité (comme p.ex. la série des « Romains » de M. Gallo), le Moyen-Âge (Les Piliers de la Terre de Ken Follet), la seconde-guerre mondiale (La chute des géants, également de Follet) ou toute autre époque passée de la terre.

 

L’essentiel est qu’il s’agisse d’un passé réel et que les faits mentionnés soient vrais – même, et surtout, si l’intrigue est totalement imaginaire.

 

Un livre historique se doit d’être très documenté, qu’il s’agisse des évènements de l’époque ou encore des conditions de vie de cette même période.

 

Et c’est maintenant que cela devient plus compliqué :

 

Le roman historique peut ne mettre en scène qu’un petit détail ; ainsi le livre « Geisha » (d’Arthur Golden) met l’accent sur la vie des Geisha, le reste de l’Histoire est à peine effleurée. Oui, l’auteur y mentionne les évènements de l’époque, mais ce n’est pas cela qui en fait un roman historique.

 

Le roman Historique peut également décrire une histoire imaginaire qui s’étend sur un plus long laps de temps et décrire, p.ex. un périple comme celui des émigrants suédois dans « La saga des émigrants » de Vilhelm Moberg ou celui des premiers colons de l’Australie dans « L’espoir est une terre lointaine » de McCullough  - ce qui est important dans ces livres n’est pas tant l’Histoire (avec un H majuscule) que la vie des héros fictifs, les conditions de vie de l’époque (réelles) et l’environnement qui les entoure.

 

D’autres livres historiques mettent en scène un personnage historique ; cela peut être plus ou moins romancé. Vous trouverez ainsi maints livres sur Jules César ou Napoléon, tous décrivant le personnage d’une façon différente, parfois comme un héros, parfois comme un tyran.

Encore d’autres livres sur un personnage historique, comme la saga des « Ramsès II » de Ch. Jacq peuvent être excellemment bien documentée, alors même que certains aspects demeurent très romancés, (dans Ramses ce serait p.ex. l’aspect spirituel, les relations de Pharaon avec les Dieux,).

Et nous nous approchons parfois dangereusement de la biographie, lorsque l’aspect romancé devient secondaire, voire inexistant.

 

Ce n’est pas fini : une autre facette de ce genre est un livre comme « la chute des géants », un livre qui  met l’accent sur une énorme documentation et le déroulement des évènements réels de la première guerre mondiale, le tout mis en relief par la vie des familles qui évoluent à cette époque. On y croise aussi bien des personnages fictifs que des personnages réels. En lisant ce livre, on en apprend beaucoup sur cette période.

Donc, impossible de comparer, en fait, « Geisha » et « La chute des géants » - et pourtant les deux sont d’excellents livres historiques documentés de façon impressionnants !

 

Mais il n’y a pas seulement une grande variété de romans historiques – il y a aussi une énorme différence en ce qui concerne le fond historique. Le sérieux de la base peut être très différent d’un roman à l’autre, certains livres historiques seront plus documentés que d’autres.

 

Pour être plus claire : certains livres seront surtout des « romans » (comme p.ex. la saga fantastique « Le chardon et le tarton » de Diane Gabaldon, qui mélange histoire et fantastique) d’autres seront surtout « historiques », la réalité et le détail de l’Histoire prédominant.

 

Pourtant, ces livres si différents se retrouvent sous la même appellation. Ce qui semble aberrant. D’ailleurs, il en résulte de nombreuses discussions sur cette définition du « livre historique ». Je suis fort étonnée que personne n’en ai suggérée de nouvelles, ou des sous-genres, surtout quand on voit la multitude des sous-genres de la fantasy ou de la science fiction.

 

Il est exact que certaines appelations différentes peuvent exister (roman de cap et épée, roman d'antiquité, épopées ...), mais ce ne sont pas de véritables sous-genres avec leurs propres règles, c'est trop flou pour cela. On se classe comme on veut.

 

Et combien de fois s’ajoute à tout ce flou encore le fait que nous assistons à un mélange volontaire des genres : le livre policier se mêle au roman historique, devenant un "polar historique". C’est d’ailleurs un mélange fréquent et très apprécié (pour ma part, j'adore). On peut citer « Le nom de la Rose » d’Umberto Eco, les livres de Anne Perry (p.ex. la série des Charlotte et Thomas Pitt), les livres de C.J. Sansom mettant en scène l’avocat bossu Matthew Shardlake etc.

Il y a aussi le mélange avec le roman fantastique (la saga de Gabaldon précité) …..

Et pourtant, rien d'officiel, de clair ! Dans les librairies le tout se trouve mélangé sur une même table!

 

Petite paranthèse personnelle à ce sujet : de mon coté, j'aurais plus pensé à des sous-genres du type "d'historic fiction" (puisque les anglicismes plaisent tellement) pour les livres fantastiques/historiques dans lequel la part fictive aurait la part belle (Gabaldon) ou encore les "romans historico-factuels", où tous les faits seraient exacts mais l'intrigue imaginaire (genre Christian Jacq, vous pouvez vérifier les faits, il est doué pour ça), ou encore des "romans historiques réalistes" qui suivent la trame de l'histoire au plus près, où tout pourrait être réel, jusqu'au moindre détail (p.ex. Ken Follet/Trilogie du siècle).

 

Mais revenons-en au sujet principal, puisqu'il demeure une dernière question : un livre comme « Orgueil et préjugé », écrit par Jane Austen, est-ce un roman historique – alors qu’à l’époque c’était du contemporain ?

Ma réponse est « non ».

Même si aujourd’hui, cela ressemble à un livre historique, à l’époque il ne l’était pas. Le livre historique décrit le PASSE et doit donc être écrit dans le futur, du point de vu du déroulement des évènements, donc avec le recul, si on veut.

A défaut tous les livres seront, dans dix, ans, des livres historiques !

 

Bref, le livre historique fait partie des genres fourre-tout. Remarquez, cela peut me convenir pour mon classement, dans le doute, c’est un « roman historique » …..

 

Pour certains auteurs cela doit être désespérant : ils font des années de recherches, se documentent abondamment, et leur livre est alors placé juste à coté d’un livre à peine documenté, très romancé, sans aucun sérieux  … La comparaison doit parfois être rude.