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Dernière mise à jour : 08.02.2016
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Christian JACQ : Imhotep - 3/10

Publié le 26/08/2010 à 15:02 par edenlalu Tags : imhotep christian jacq
Christian JACQ : Imhotep - 3/10

Christian JACQ – Imhotep : 3/10

 

 

Oui, c’est une notation étonnante de ma part pour un livre de Christian Jacq dont j’apprécie les livres, très distrayants et même instructifs, qui me donnent toujours l’impression d’apprendre des choses.

Avec « Imhotep », Christian Jacq signe, à mes yeux, son œuvre la moins réussie jusqu’ici. Tous ses petits travers, qu’on pardonne ou même apprécie, deviennent dans ce roman agaçants et gâchent le plaisir de lecture.

 

Dans ce livre nous suivons les destins croisés du célèbre Imhotep d’un coté et celui du pharaon Djeser de l’autre, tous deux des héros d’une bonté et d’une perfection absolues, au service de la grande Egypte. Des héros typiques de C.J., donc.

Imhotep débutera comme foreur de vases, deviendra maître charpentier, gestionnaire, administrateur, médecin et guérisseur, et, bien sûr, architecte, construisant la première grande pyramide à degrés, celle de Saqqara.

Parallèlement, Djeser, fils de pharaon, devient à son tour pharaon, après quelques épreuves réussies, et ce en compagnie de son épouse Paisible. Il décide de fonder une nouvelle dynastie pour donner à l’Egypte un nouvel élan. Le Grand Œuvre en sera la preuve – et ce sera donc la célèbre pyramide de Saqqarah.

Dans l’ombre, des complots, initiés notamment par la mystérieuse « Ombre rouge », tentent de faire échouer les héros dans leurs efforts.

Bref, l’histoire et les personnages correspondent au schéma habituel de C.J., ce qui laissait espérer un roman passionnant (peut-être caricatural, mais bon, on a pris l’habitude et on aime).

Or, si ce livre est parfaitement reconnaissable comme un Christian Jacq, dans son style, ses idées ou encore son mysticisme, tous les traits en sont soit exagérés soit restés à l’ébauche, livrant un roman d’un coté inabouti et de l’autre trop appuyé.

 

D’abord ses héros : C.J. nous a habitué à être confrontés à des personnages d’une perfection absolue, d’une droiture morale inébranlable et dont le seul but est le bien-être de l’Egypte. La perfection de ses héros n’est, en règle générale, pas un défaut mais une particularité.

Mais dans Imhotep, les personnages en sortent lisses, voire fades.

Le lecteur se voit devant un héros qui accomplit des miracles sans même une goutte de sueur, s’élevant du foreur de vase au plus haut rang sans effort palpable. Son chemin est de fait tracé et même goudronnée, dirais-je, par l’invisible. Il ne reste pas un seul petit caillou qui pourrait faire trébucher Imhotep, il déjoue les attaques d’un geste de la main (littéralement). Aucune menace, matérielle ou autre, ne peut l’atteindre. L’ombre rouge reste exactement cela – une ombre, dont la présence peut peut-être effrayer, mais guère plus. De toutes les façons, Imhotep reste serein à l’extrême.   

Il en va de même du Pharaon Djeser, tellement protégé par l’invisible que même le défi de la course autour des murs de Memphis ressemble vaguement à un jogging matinal. Les attaques de la redoutable ombre rouge sont rejetées par l’invisible sans même qu’il s’en rende compte. Nous nous approchons dangereusement da la limite du ridicule.

 

Ce qui manque à l’histoire de ces deux hommes, c’est de l’humanité.

Les autres héros que C.J. a pu mettre en scène dans ses divers livres, tout aussi « bons » et aimés des Dieux, demeurent malgré tout humain, avec leurs doutes, des efforts réels, leur ascension méritée.

C.J.nous a habitué à un meilleur mélange entre réalité et mysticisme.

Si les caractères « bons » sont caricaturaux, les « méchants » le sont tout autant. Les ennemies, comme p.ex. Tanou le Libyen, sont tellement cruels que « pour se calmer les nerfs » ils écoutent les cris agonisants de leurs adversaires mourants. C.J. se croit même obligé de mentionner par deux fois un cliché absolu de la méchanceté innée de ces hommes : ils aiment égorger des petits chats pour s’amuser. Ca va, on a compris, les uns sont blancs, les autres noirs.

Mais où est alors le gris ? On peut chercher chez les dignitaires, mais là encore, la grisaille est toute relative.

Donc les personnages sont totalement dépourvus de profondeur.

 

Quid donc du style ? Christian Jacq n’est pas un « grand écrivain », connu pour sa plume légendaire. Mais jusqu’ici son écriture légère et les mots simples lui permettaient de décrire à merveille les aventures de ses héros qu’on suivait avec plaisir.

Dans Imhotep, son écriture est sans amour, sans âme, même. La légèreté devient insipide. Les répétitions et mots d’attaque sont lassants (faites-en un jeu et comptez les « à l’évidence »).

Enfin, les notes de l’égyptologue qui, dans ses autres romans, étaient instructives et intéressantes au point que cela m’a souvent donné envie d’approfondir l’une ou l’autre des questions, sont fréquemment hors propos, superflues, voire agaçantes. On a l’impression qu’en partie elles ne servent qu’à démontrer la connaissance de l’auteur – que personne ne conteste. Attention, certaines des annotations conservent leur valeur et intérêt !

 

Et l’histoire d’Imhotep, alors, est-ce qu’on apprend plus sur cet homme légendaire ? Non, à mon très grand regret. Cette histoire n’est pas exploitée comme C.J. aurait pu le faire. On a l’impression de lire une pâle imitation d’un de ses livres, ou, au mieux, un premier jet imprimé par mégarde.

En aucun cas nous n’avons l’impression de suivre l’histoire de la vie d’un personnage réel (ou qui pourrait l’être), celui-là même qui a été capable d’imaginer et réaliser la pyramide de Saqqarah. Cela aurait été magnifique de pouvoir se l’imaginer ou se projeter.

 

J’avais également espéré assister dans mon imagination à la construction de la pyramide à niveau … mais bon, avec 26 années de construction balayées du revers de la main en quelques chapitres, le réalisme en prend un sacré coup et on n’en sait pas beaucoup plus qu’avant (et encore, grâce aux dessins et notes en bas de page, ce qu’on aurait pu trouver dans n’importe quel lexique ou livre sur l’Egypte).

 

Et la fin, quelle déception ! Aucun effet surprise concernant l’ombre rouge. J’espère que vous ne terminez pas le roman juste pour connaître son identité ou assister à l’affrontement final, vous serez âprement déçus.

 

Si, à l’achat, je me réjouissais de lire un livre à tome unique (c’est devenu assez rare pour le souligner) j’ai vite déchanté : une épopée magnifique, une ascension fascinante décrite à la va vite qui me laisse sur ma faim.

 

Un livre à déconseiller aux fans de Christian Jacq et probablement aux autres.

Commentaires (2)

sylvie le 14/08/2013
Bonjour

Pouvez vous me dire par quel C Jacq je dois commencer

Merci


Eden le 22/08/2013
Bonjour Sylvie, j'étais en vacances, je ne réponds donc qu'aujourd'hui. Pour moi, le meilleur livre pour commencer les C. Jacq, c'est "La Reine Soleil", un excellent livre - et en un seul tome (donc, pas besoin de lire cinq livres comme, p.ex., pour "Ramses", que je conseille toutefois). A très bientôt! Amitiés, Eden
http://edenlalu.centerblog.net


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